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  • : Le site qui fait le point sur la situation de la francophonie
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  • : Ce site a plusieurs vocations : - faire le point sur la situation du français - donner des informations et des réflexions sur le français - partager des découvertes francophones d'à travers le monde
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 11:29

Il est parfois difficile de savoir ce qu'il en est en Guyane française par rapport aux langues. En tant qu'ancien résident, je peux cependant apporter quelques précisions.

 

De nombreuses langues y cohabitent : créole, taki-taki (sur le fleuve Maroni, là où j'étais), langues amérindiennes, langue hmong, brésilien, français. Ca c'est ce que l'on peut lire. Mais quelle est leur utilisation réelle ?

Le français est-il donc une langue comme les autres, seulement comprise par quelques fonctionnaires blancs ?
Non, pas du tout, c'est une langue comprise de la majorité des habitants qui y habitent depuis suffisament longtemps (plus de 10 ans ; il faut savoir que la Guyane accueille de nombreux immigrés, sans commune mesure avec la France ou certains états des Etats-Unis). Presque tous les jeunes sont scolarisés même s'il y a une bonne dose d'absentéisme parfois (10 à 20 % dans les classes que j'ai eues dans ma brève expérience de professeur !). ... la suite ici

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:06

Ca y est, depuis 15 jours est sorti le rapport de l'OIF sur la langue française : la langue française dans le monde 2010. Nouveaux sujets, données actualisées, format agréable, c'est l'outil indispensable pour se faire une idée sur la situation du français. Vous pouvez lire gratuitement le rapport ici.

 

Evolution des rapports de l'OIF

 

 

rapport2010 Dans les anciens rapports de l'OIF sur la francophonie, on pouvait trouver des informations sur l'équipement en téléphones portables, les soins à la santé, etc... dans les pays francophones. Le nouveau rapport se démarque de cela en ce qu'il se concentre uniquement sur la langue française : statistiques, enquêtes, analyses. C'est une vraie mine d'informations et on peut y découvrir de nombreuses informations exclusives que l'on ne pouvait pas facilement, et même souvent pas du tout, trouver sur la toile.

L'ouvrage se décompose en quatre grandes parties : le dénombrement des francophones, une langue pour apprendre,  le français, une des grandes langues du monde, et l'actualité de la langue française.

 

Quelques changements sont à noter : tout d'abord la méthode de décompte des francophones dans une vingtaine de pays d'Afrique consiste à ne considérer comme francophone que les personnes sachant lire et écrire le français. Ainsi, dans certains pays, le nombre de francophones augmente alors que si l'on prend la Côte d'Ivoire où la langue française est largement maîtrisée à l'oral mais pas à l'écrit, ce chiffre baisse. Pour d'autres pays, le compte des francophones a pu être estimé par recensement lorsque ceux-ci existent, par projection et calcul à partir de données d'années précédentes, en se basant sur des enquêtes d'Eurostat en Europe, parfois par observation directe pour des  petits pays. Au final, la méthode a été affinée par rapport aux rapports précédents et les auteurs déclarent : "Au total, près de 220 millions de personnes peuvent être définies comme francophones de façon certaine, sachant que ce calcul minimaliste, non seulement ne tient pas compte de ceux qui sont capables de s'exprimer en français ou de le comprendre dans les autres pays de l'échantillon décrit ci-dessus, mais aussi minore cette réalité dans beaucoup de pays membres." Les auteurs concluent donc avec prudence que le nombre de francophones a "globalement progressé". Pour rappel, le nombre de francophones dans le rapport 2007-2008 était estimé à 200 millions, ce chiffre comprenant les francophones partiels et réels. ... la suite ici

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Published by Marc Bf - dans Livres
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 15:27

Vous me direz : qu'est-ce qu'un article sur les harkis vient faire dans un blogue sur le français et la francophonie ? Comme me le faisait remarquer à juste titre un correspondant, des causes historiques expliquent notre situation présente, aussi bien collectivement qu'individuellement et cela s'applique à la situation du français.

Le problème que posent les harkis est celui-ci : comment peut-on être attaché à un pays qui a renié et rejeté ceux qui prennent parti pour lui ? L'attitude de nos élites (politiques entre autre) a été à ce titre une sorte de masochisme : on soutient et cours après ceux qui ne défendent pas nos intérêts et on rejete ceux qui nous aiment. On ne peut être surpris de ne pas être aimés si nous-mêmes n'osons pas défendre nos intérêts et avons honte de ce que nous sommes.

 

Introduction : les harkis, un exemple symptomatique du malaise français face à l'histoire

L'exemple de l'histoire des harkis est à ce titre instructif.

Les harkis, pour ceux qui ne le savent pas, ce sont ces gens qui ont pris parti pour les intérêts de la France lors de la guerre de l'indépendance algérienne. Comme chacun sait, cette guerre a débouché sur l'indépendance de l'Algérie. N'importe quel pays aurait remercié dignement des gens qui ont pris parti pour eux, et défendu leur intégrité, ce n'est pas le cas de la France. Les harkis ont été parqués, n'ont pas reçu d'indemnités financières ou morales et étaient mal considérés en plus de cela... Suite de l'article ici

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 16:58

On me dit souvent lors de conversations (mais pas sur mon site) qu'il faut être réaliste, que tout le monde parle anglais et que mon combat est colonialiste / nostalgique ou tout autre qualificatif négatif. Considérations générales qui ne veulent pas dire grand chose. Ce fameux tout le monde qui sert d'argument ultime. C'est pour moi l'occasion de revenir sur quelques idées reçues pour nous déconditionner, ou nous décoloniser comme me dirait un correspondant.

 

Introduction

C'est étonnant de voir les résistances qui surgissent dès lors qu'il s'agit de défendre le français. Tout de suite, de nombreuses personnes pensent colonisation (donc cela fait fasciste / colonialiste de vouloir imposer le français), triomphe de l'anglais (donc il faut s'y mettre).

Défendre le français... La tâche peut sembler tellement immense qu'elle en est effrayante. Mais ce combat, ce n'est pas juste utiliser le mot courriel et s'énerver de voir un pays comme le Rwanda qui généralise l'usage de l'anglais. C'est peut-être bien mais cela n'est pas forcément très efficace, voire même utile, même si cela peut nous réconforter de se retrouver dans le même combat. Pour avancer dans un combat, il faut savoir dans quel cadre on agit, quels sont nos objectifs, etc... Déjà il faut bien admettre que l'on avance dans un cadre légal : il ne s'agit donc pas de décider à la place des autres (souhaiter l'imposition du français dans un pays souverain comme le Rwanda) mais d'agir là où l'on a le droit d'agir. Cela restreint donc le combat : en France pour ceux qui y vivent et dans les institutions où l'on peut utiliser le français.

 

Déconditionnement

D'abord il faut se déconditionner : suite de l'article ici

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 16:43

 

 

Indéniablement, il se passe quelque chose au niveau de la musique, de certaines BD et films (et téléfilms), une identité métisse (parmi d'autres facettes) de la francosphère s'affermit. On sait que la France est historiquement le berceau de la langue française et toute une série de représentation y est attachée : formalisme, classicisme, académie pour le XVIe XVIIe siècle ; universalisme, grands auteurs, révolutions pour le XIXe, guerres, déclin relatif, assagissement et construction européenne pour le XXe. La France a jusqu'à récemment eu le monopole du français : peuple, pays et langue ne faisait qu'un, le français était même jusqu'à il y a 100 ans la langue de Paris, d'autres langues ou dialectes étant toujours utilisé ou perçus comme langues maternelles ailleurs (basque, occitan, breton, alsacien ainsi que des dialectes suffisament proches du français parisien pour être perçus comme du sous-français : normano-picard, gallo, etc...). 

Ainsi, le français s'est répandu en France au point de faire un avec elle, une partie de la Belgique, de la Suisse et du Val d'Aoste. Mais le français a aussi débordé hors de ses frontières et des pôles autonomes de culture francophone sont maintenant actifs, notamment dans les Antilles. (On pourrait citer le Liban pour la littérature, le Maghreb pour la littérature et un peu la musique...)

Quelque part, c'est comme si la France était devenue une sous-partie d'un ensemble plus vaste que j'aurais envie d'appeler la francosphère faute de mieux, mais qui ne se résume pas aux locuteurs du français. Comme le français a été un créole du latin avant d'être perçu comme une langue à part, mais toujours de la même famille que d'autres langues latines, quelque chose de la France s'est mélangé avec d'autres identités et on assiste de plus en plus à l'émergence d'une (ou de plusieurs) sensibilité métisse, créole, etc... la suite ici

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Published by Marc Bf - dans Musique
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 11:30

 La réponse est un peu dans le pluriel du titre : il n'y aura certainement pas une langue véhiculaire (l'anglais actuellement) mais des langues véhiculaires.

 

Bref rappel

L'apogée d'une langue, ce n'est pas lorsque le nombre de locuteurs est au maximum, mais lorsque la perception de l'utilité d'une langue est au maximum. Des signes montrent le déclin futur d'une langue avant même que celle-ci décline. Le français a été la lingua franca d'une bonne partie du monde longtemps (du XVIIe siècle au XXe siècle, son recul face à l'anglais fût enterriné par deux guerres mondiales qui ont laissé la France exsangue). Mais déjà au XIXe siècle, lorsqu'il paraissait naturel aux élites de toute l'Europe de parler français, l'Anglais pouvait compter sur les Etats-Unis pour assurer une expansion du nombre de ses locuteurs. Les germes du déclin (relatif) du français était semé. Comme le disait l'autre, ce n'est pas que le français ne progresse plus, c'est que l'anglais progresse plus vite que lui. Lorsque l'on parle de déclin du français, en effet, il faut parler de déclin en tant que langue d'usage au niveau des parutions scientifiques, au niveau de son utilisation dans les institutions internationales.


Suite de l'article ici.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 10:52

Quand on s'intéresse à la francophonie comme moi, on ne peut éviter de connaître l'histoire de la colonisation car le développement de la langue française hors des frontières s'est fait par le commerce, les guerres et donc la colonisation, même s'il s'est aussi fait par le rayonnement de ses intellectuels, de sa musique, de ses inventeurs et artistes en tout genre.

 

Je pense donc que ce site ne serait pas complet sans quelques précisions et clarifications sur ma conception de tout cela.

 

Découverte de la francophonie

 

Quand je surfe sur la toile, j'aime bien savoir ce qui se passe ailleurs, pourquoi des gens parlent français en dehors de son petit pré-carré. Ainsi on découvre qu'environ 200 000 personnes parlent français en Louisiane et on découvre l'histoire de l'exploration du Mississipi et la culture cajun, le grand dérangement aussi. On entend parler des québecois et on découvre l'histoire des pêcheurs basques au large des côtes de Terre-Neuve et  l'histoire des explorations de Champlain et autres.

 

Avec l'histoire de l'Afrique et de l'Asie, on découvre des explorateurs, des commerçants, des missionnaires, des militaires. Et là on découvre une histoire plus ambigüe. Si la colonisation de l'Amérique du Nord semble avoir été "relativement" pacifique (en tout cas par rapport aux massacres des espagnols et des anglais / américains, et ce, d'autant plus que peu de français voulaient émigrer à l'époque), on peut y croire pour l'Afrique jusqu'à ce que l'on lise l'histoire de la décolonisation de l'Algérie, puis que l'on apprenne les répressions sanglantes qui ont eu lieu en Madagascar par exemple, et que l'on remonte le fil de l'histoire pour voir la genèse de la colonisation.

 

Que d'histoires qui se sont faites contre les peuples !

 

Une histoire pas toujours rose !

 

La colonisation est une histoire qui cristallise beaucoup de petites histoires. Ainsi pour certains, la colonisation n'était que l'aboutissement d'accords commerciaux : on signait des accords de commerce, on sécurisait ces accords par une présence militaire, des traités de protection, etc... et au final un territoire se retrouve sous administration française ou autre. Pour d'autres, la colonisation, c'est l'arrivée d'un savoir-faire : des routes, des hôpitaux, des missionnaires. Je ne dis rien de bien nouveau. Cette colonisation s'est parfois faite par accords, traités, d'autres fois non. Certains pays avaient voté contre l'indépendance de leur pays mais De Gaulle leur a accordé quand même et ceux qui l'ont voulu l'on eue.

 

Je ne suis ni idéaliste ni fier de la colonisation : j'avais eu une discussion avec un ami qui me disait que la colonisation avait pillé l'Afrique et l'Algérie notamment. J'étais arrivé avec des arguments contraire, chiffres à l'appui mais finalement le débat n'est pas là. Mon ami ne pouvait pas reconnaître que la colonisation avait pû améliorer les conditions de vie de personnes colonisées car cela aurait été avoué que la colonisation était bonne, et moi je ne pouvais renier ce que j'avais lu. Seulement, le problème de la colonisation n'est pas matériel. Le problème sous-jacent au concept de colonisation est que cela se fait contre la volonté des gens : c'est un viol, une agression. Peut-être que cela a pu améliorer les conditions de vie de certaines personnes colonisées ou même ce serait de toutes, cela ne changerait rien : améliorer la vie des autres ne se fait pas contre la volonté. Après, l'histoire de la colonisation a des nuances : il y a une des colonisations douces avec adhésion de peuples, des colonisations violentes avec soumission.

 

Bon, je résume très brièvement une histoire complexe et longue que je ne connais que par un petit bout, et qui n'est ni totalement blanche ni totalement noire. Je ne cherche pas à excuser ou expliquer.

 

Des blessures à panser

 

A panser et à penser je devrais dire ! Je sais qu'un jour, il faudra revenir sur notre passé. Il ne s'agit pas de s'excuser éternellement de ce que la France a fait et dont je ne suis pas responsable en tant qu'individu. Mais je fais partie de cette histoire. Un jour, je sais qu'il faudra que notre ou nos représentants demandent ce que l'on nous reproche aux représentants d'autres pays, qu'on l'entende et le reconnaisse. Pas en tant qu'individu : il n'y a sans doute pas d'autres anciens pays colonisateurs où les gens reconnaissent autant le mal de la colonisation. Seulement, ce sont toujours les gens pris dans leur individualité et trop peu souvent l'état.

 

Il ne s'agit pas de s'excuser à tout va, aveuglément. Seulement d'entendre ce que l'on peut nous reprocher, un peu comme un cahier de doléances, de le reconnaître quand cela est vrai et de s'excuser. Il faut dissocier les questions morales et les questions d'argent. Il ne s'agit pas de compter les dégâts qui ont été faits pour demander réparation car sinon le débat ne sera jamais clos : on peut toujours arguer des effets positifs de la colonisation et on trouvera des arguments, on peut aussi trouver des raisons pour attribuer tous les malheurs du monde à la colonisation du fait que cela a touché tous les pays de près ou de loin.

Seulement, cela ne pansera pas les blessures de l'histoire (car tout le monde estimera que ce n'est pas assez), cela les entretiendra. Et il faudra bien un jour s'asseoir à la table de la réconciliation et de l'amour des peuples (rien que ça !)

 

Malheureusement pour la France, je crois que c'est l'un des pays qui a suscité le plus de rêves d'égalité à travers le monde et que la déception est à la mesure des espoirs.

 

Ce qu'il faut bien comprendre pour un étranger, notamment pour les gens qui ont eu leur pays colonisé, c'est que les français de maintenant, pour beaucoup, n'ont aucun problème avec ce passé, le condamnent ou n'y pensent même plus, mais que pour d'autres, la colonisation évoque un souvenir douloureux, l'impression que leur pays a une dette envers le monde et que l'évocation de l'histoire coloniale est et sera toujours liée à la demande d'excuses et de justifications, sachant que l'on aura toujours tort, que cela n'est pas justifiable. C'est une histoire dure à assumer pour certains, ce qui pousse parfois à minimiser les effets négatifs, à défendre des aspects positifs de la colonisation comme pour dire : "mais arrêtez, on n'est pas si méchants que cela quand même !".

 

Ma Francophonie

 

En ce qui me concerne, je me réjouis toujours de savoir que dans d'autres pays on parle le français, c'est comme ça. Que d'échanges intéressants avec des gens du bout du monde (tunisiens, malgaches, RDciens) grâce à cette langue en commun.

 

Mais en aucun cas je ne voudrais que des gens apprennent le français contre leur volonté ou qu'un peuple doive l'apprendre contre sa volonté. En Algérie par exemple, on voit que le deuxième pays francophone après la France veut arabiser tout son système scolaire et fait tout pour faire perdre ce capital linguistique dont ils disposaient. La population n'est pas toujours d'accord mais c'est néanmoins ce qui a été décidé. Economiquement, je me dis que c'est un mauvais choix mais historiquement je le comprends. C'est comme une fierté blessée que l'on essaie de retrouver.

Le Rwanda veut ajouter au système français / kirwandais la langue anglaise. Je sais que cela est le fruit de rancoeurs contre la France et cela m'attriste mais c'est un choix. Je sais qu'il y a des raisons économiques, politiciennes, etc... mais quand bien même. Nous ne sommes pas là pour pour décider pour les autres et si la Terre entière décide de se mettre à l'anglais pour nous punir collectivement de la colonisation, ou d'être les plus grands grèvistes de la planète, d'avoir les 35 heures, etc... je respecterais ce choix.

 

 

En effet, je ne veux pas que parler le français soit vécu comme une obligation d'ancien peuple colonisé ou je ne sais quoi d'autre. Et si parler anglais permet à des gens de se sentir mieux, j'en serais content. Nous ne sommes pas là, en tant que français, pour décider pour les autres, même si on se sent toujours un peu plus fier quand l'on voit que notre langue est partagée par tant de gens. Mais cette fierté n'est là que si la personne en face la partage et non pas si cette personne se sent contrainte de parler français. Bien sûr, je peste individuellement dans mon coin contre tous ces gens qui préfèrent l'anglais au français, c'est un réflexe naturel, c'est l'histoire du monde depuis 100 ans et c'est ma langue. On a parfois l'impression que c'est un concours d'amour : on va punir la France en parlant anglais (mais même les dirigeants français le font). Pourquoi ? mystère.

 

Si j'ai un combat, c'est un combat au sein de la France. On a tendance en France à s'occuper du monde entier, ça part d'un bon sentiment, mais on en oublie son propre pays. On peste contre ces pays qui préfèrent l'anglais mais on oublie de défendre le français là où notre avis est légitime. Mon combat, c'est donc par exemple que des publicités écrites par des français par des français soient... en français  ; oui je sais ça paraît idiot, mais comme ce n'est pas toujours le cas. Mon combat, ce n'est pas que les gens arrêtent de dire "cool" "week-end" ou "mail" mais que l'on oblige les télévisions, journaux, et autres organes officiels, publics, etc... à être vigilant sur l'utilisation de l'anglais sous peine de sanction. Cela serait peu de choses, mais cela changerait la vie. On croit que l'invasion de l'anglais, c'est dans l'air et que l'on n'y peut rien, quand en fait c'est juste sur un mur ou dans une annonce à la radio.

 

Je ne suis pas contre l'anglais, j'adore plein de choses liées aux Etats-Unis, à l'Irlande surtout (j'y ai vécu longtemps) et à l'Angleterre, mais je n'aime pas que cela nous envahisse en France dans notre vie de tous les jours. Et j'ai trop l'impression que c'est le cas et je pense que beaucoup de personnes partagent mon point de vue. Que le mouvement vers la culture américaine ou anglaise soit permise et possible mais pas imposé et subi. Au fond, on est tous les colonisés de quelqu'un ! Je souhaiterais faire un article sur le mouvement de résistance linguistique au Québec pour montrer qu'ils ont bien moins l'attittude d'un peuple colonisé que nous ; malgré leur voisinage, ils ont su préserver une singularité et une fierté admirable !

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 15:50

Vous cherchez des informations sur la francophonie et vous ne savez pas par où commencer, il y a bien sûr le rapport bi-annuel de la francophonie (le prochain est prévu pour Septembre 2010, dans deux semaines) : des chiffres, quelques cartes, des analyses sur la situation du français, des médias en langue française, de l'éducation en langue française dans plusieurs pays membres de la francophonie. Sinon, je vous conseille l'Atlas de la Francophonie que je trouve très bien fait. Petit format, beaucoup de cartes, de chiffres, différents articles traités (comme l'équipement en téléphones portables dans les pays membres de la francophonie...), c'est une bonne introduction au sujet. Pour ceux qui ont déjà des connaissances, l'intérêt de cet atlas est d'avoir des sources sous la main, d'avoir des données rassemblées dans un livre. Le point négatif, c'est que l'on trouve peu de renseignements poussées pour se faire une idée sur la vivacité du français dans les pays membres de la francophonie. Mais il suffit de compléter par le très bon site du Pr Jacques Leclerc de l'Université de Laval au Québec (référencé dans mes liens externes) ou par le rapport de l'OIF.

 

 atlasfranco

Vous pouvez vous le procurer chez votre libraire, ou sur ces sites commerciaux :

 

http://www.amazon.fr/Atlas-mondial-francophonie-culturel-politique/dp/2746708132/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=books&qid=1282743944&sr=8-5

 

http://www.priceminister.com/offer/buy/16593355/Poissonnier-Arianne-Atlas-Mondial-De-La-Francophonie-Du-Culturel-Au-Politique-Livre.html

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 15:44

Quelqu'un qui a parcouru mon blog a soulevé l'importance de la géopolitique et de l'histoire sur le développement du français. J'ai trouvé cette question intéressante car je ne me focalise pas du tout sur cette approche dans mon blog et j'ai pensé que cela pourrait intéresser les lecteurs réguliers de mon blog de connaître mes arguments. Cela m'a permis de mettre en mots certaines idées que je n'avais pas encore abordées précisément, notamment le rapport que les français ont avec leur langue (quelque chose qui doît être défendu par d'autres, approche découlant d'un certain fatalisme, voire même d'une façon de voir superstitieuse, à mon avis, ou tout simplement d'un désintérêt pour ces questions).

Voici donc ma réponse ;

 

Il est indéniable que la géopolitique et l'histoire ont eu une influence sur le développement du français. La colonisation, etles investissements économiques et bien d'autres facteurs influent sur la dynamique du français. Ce n'est pas l'approche que j'ai utilisée dans mon blog ; je ne fais pas de travail de recherche spécifique, je me contente de faire part des choses que j'observe et des réflexions que j'ai eues. Je me laisse guider par mon intérêt et lorsque je remarque que des faits contredisent les idées reçues, je trouve important de le signaler, que l'on arrête la propagation de ces idées fausses (même histoire que les rumeurs...). L'histoire de la francophonie, je le connais un peu, et je pense que beaucoup de gens la connaissent, elle est facilement accessible. Ce n'est pas pour autant que les rapports de force changent. Par contre, les données la concernant actuellement le sont beaucoup moins. Il existe un site d'un professeur de l'université Laval au Québec, le professeur Leclerc que j'ai suivi et qui propose des données ou des enquêtes qui m'ont beaucoup intéressé un temps. J'ai remarqué comment cela est repris par de nombreux sites et de nombreuses références, jusqu'à la wikipedia. Cela m'a surpris ; finalement en l'absence d'autres données, ce n'est pas si étonnant, les gens répètent ce qu'ils ont à disposition. Mon blog est parti de ce constat : que la francophonie et la perception de l'importance d'une langue se fondent, certes sur des événements historiques, mais aussi sur des idées reçues, des chiffres repris en boucle, des perceptions construites selon l'environnement (les publicités en anglais ne peuvent que renforcer notre impression d'omniprésence de l'anglais et par conséquent notre impression de déclin du français). Tout cela crée une image globale du français de la même façon.

Donc, pour moi, chercher des explications dans le passé, c'est bien, mais très insuffisant. Il y a des rapports de force, des situations, etc... à faire évoluer et cela m'agace souvent de voir les gens expliquer le déclin du français par ceci ou cela (la passé, la mentalité des français, la suprématie économique des Etats-unis). C'est une démarche passive qui s'incline devant les rapports de force que l'on veut ignorer. Pour moi, l'image de la francophonie est à reconstruire sur de nouvelles bases. Par exemple, je suis intervenu plusieurs fois sur la wikipedia pour fournir des chiffres précis et contre-dire des arguments subjectifs sur le soi-disant déclin du français un peu partout. En l'absence de données, on peut dire ce que l'on veut, et comme quasiment aucun organisme français ne se charge de donner des statistiques, des données, etc..., on prend celles que les anglophones nous fournissent (plusieurs sites américains comme l'ethnologue dont les chiffres sont repris en boucle partout). Les anglophones ne sont pas à blâmer, ils font leur travail. C'est nous qui ne faisons pas le nôtre. C'est donc à nous de contrecarrer ce pessimisme ambiant, de faire valoir nos droits acquis, etc... Je n'utilise pourtant pas grand chose d'exceptionnel (le rapport de l'OIF disponible sur internet, deux ou trois sites référencés sur mon blog, ainsi que quelques lectures comme le courrier international ou ce qui me tombe sous la main). Cependant, je remarque que quasiment personne en France ne fait cet effort de défendre sa langue autrement que par de grandes idées vides, sans prendre la peine d'avoir des données, des choses solides. Une opinion, c'est bien, mais on peut dire exactement le contraire sans arguments. Dire que le français se porte bien, c'est une chose, mais ce sera très vite oublié voire moqué si cela n'est pas étayé par des chiffres, des données. Pour revenir à la wikipedia, il a suffi que je cite des chiffres du rapport de l'OIF pour que le débat sur le nombre de francophones dans le monde cesse; je suis surpris que personne n'ai pensé à le vérifier auparavant (vous n'avez qu'à voir la page discussion, les gens se battaient à coup de : "cela me paraît beaucoup" et à coup de chiffres gonflés ou d'informations déformées pour les partisans). 

Bref, je pense qu'il y a un immense travail à faire pour défendre la langue française pas dans sa qualité (ça c'est le travail et la volonté de chacun et je ne m'en mêlerait pas) mais ses intérêts et la possibilité de l'utiliser dans certaines enceintes (ONU, UNESCO, Parlement européen). C'est un travail de fourmi, et on ne peut avancer que par petites victoires : fournir des données fiables, obliger à l'utilisation du français par les français dans les organismes internationaux où cela est permis (pourquoi soutenir des candidats français (Trichet, Strauss-Kahn) si c'est pour qu'ils n'utilisent pas notre langue), relayer les bonnes nouvelles, obliger à la traduction de documents en français lorsque cela est possible, obtenir la traduction des messages publicitaires (ils sont destinés aux français, pourquoi utiliser une langue que ne comprennent pas forcément les personnes à qui s'adressent les messages publicitaires, pourquoi ne pas utiliser la langue que tout le monde est censé comprendre).

Savez-vous qu'au Québec, on a obligé certaines enseignes à traduire leur nom en français s'ils ne voulaient pas fermer ? Que l'on a obligé les commerçants à retirer leurs affiches et panneaux en anglais dans les années 70 ? Certaines villes du Québec, donc à majorité francophone, paraissaient anglophones, et ne le sont plus maintenant. Quand il y a une volonté, on y arrive. Pourquoi n'y arriverions nous pas ? Nous sommes dans une position bien plus avantageuse pourtant. La réponse, on la connaît, c'est qu'une grande partie de nos élites ne le souhaitent pas, et que le reste de la population pense que c'est fichu d'avance (que l'on va tous parler anglais) ou que l'on n'y peut rien. C'est donc malheureusement à nous de faire ce travail, d'inverser le courant.

Il ne suffirait pourtant pas de grand chose : se rendre compte qu'une langue ça ne se défend pas tout seul. C'est seulement cela. Il ne s'agit pas que le français soit aimé pour qu'il soit appris ; beaucoup de gens pensent que l'anglais est appris parce qu'il est plus cool, plus facile à apprendre, que le français c'est une langue dure à apprendre, que les gens ne l'aiment pas. Mais c'est comme avec les enfants, on ne peut pas attendre que nos enfants nous aiment pour faire valoir nos idées d'adultes. C'est à nous de défendre notre langue, pas aux étrangers de tomber amoureux de notre langue (pourquoi le feraient-ils si nous ne mettons rien en oeuvre pour défendre notre langue, notre patrimoine, etc...) ; et nous n'avons pas à attendre d'être aimés pour faire respecter des droits et des lois. Exemple concret : il ne s'agit pas d'attendre que Strauss-Kahn, Trichet, etc... se mettent à parler français, il faut l'exiger, voire même révoquer leur position s'ils ne s'expriment pas en français lorsqu'ils en ont l'occasion. Ils ne sont pas seulement là-bas parce qu'ils sont géniaux mais aussi en tant que représentants de la France, et en tant que tels, nous devons avoir certaines exigences à leur égard.

Concernant les supposés avantages, inconvénients de l'anglais et du français, ce ne sont pas eux qui justifient la position des langues dans le monde, mais bien plutôt l'inverse : c'est parce que le français a décliné et l'anglais s'est étendu que l'on a trouvé des justifications a posteriori. Au XVIIIe et XIXe siècle, on affirmait l'inverse, que le français était une langue simple à apprendre, parce que c'était "la langue internationale" (sauf sans doute pour l'Asie).

Enfin, une dernière chose que je souhaite mettre sur la table, c'est que mon blog s'adresse prioritairement aux français (en tout cas moins aux québecois qui n'en ont pas besoin pour défendre leur (et notre) langue) car j'estime que c'est d'abord à nous de comprendre que l'on est pas sur un libre-marché des langues. Nous sommes (en tout cas pour moi) des citoyens français et le français est la langue de la République. Dans ce cadre-là, nous n'avons pas à laisser des publicités en anglais, nous n'avons pas à laisser des gens se faire licencier d'un travail dont la qualification de base ne requiert pas de parler anglais parce qu'ils ne parlent pas anglais (j'ai l'exemple d'un employé technicien, licencié parce qu'il ne comprenait pas des notices en anglais, qui a fait annuler son licenciement grâce à l'aide d'un syndicat). A nous de voir que ce que l'on perçoit comme un déclin irréversible n'est que la traduction du refus d'intervenir pour défendre notre langue (cela ne se fait pas tout seul).

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 14:24

Voici un groupe de ma région, qui s'est formé à Caen, groupe aujourd'hui dissous : Mes Souliers sont Rouges. C'est un groupe qui s'inspire des traditions musicales du Québec, de Normandie, d'Irlande. Il a surtout tourné dans les années 90 ; je me rappelle qu'il était passé dans un petit bourg près de chez moi, cela m'avait surpris.

 

Celle chanson est très calme et jolie :

 

 

Apparement celle-ci était assez connue, mais ce n'est pas ma préférée. ... la suite ici

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Published by Marc Bf - dans Musique
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