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  • : Le site qui fait le point sur la situation de la francophonie
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  • : Ce site a plusieurs vocations : - faire le point sur la situation du français - donner des informations et des réflexions sur le français - partager des découvertes francophones d'à travers le monde
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 09:04

Bonjour à tous,

l'AFRAV, une association-soeur, fait une enquête sur les langues utilisées à la SNCF : si vous prenez le train régulièrement, lisez l'annonce suivante, et peut-être pourrez vous témoigner :

 

Comme vous pourrez le lire (http://www.francophonie-avenir.com/Infolettre_RR_SNCF-TGV-Chef_de_bord_Valentin_et_l-anglomanie.htm), pour s'exonérer de respecter la loi, qui exige que lorsqu'il y a traduction d'un texte français, celle-ci doit se faire dans au moins deux langues étrangères,  Guillaume Pépy invoque un décret de 1995 (décret que nous n'arrivons pas à trouver, même sur Internet !), un décret qui dit qu'en zone frontalière « que dès lors que la langue de traduction utilisée est la, ou une langue officielle du pays limitrophe du département dans lequel se situe l'infrastructure, il n'est pas exigé une langue supplémentaire ».

Première remarque :

- À la gare Lille-Europe, si l'Angleterre (et sa langue) ne sont pas loin, la Belgique flamande l'est encore moins. À noter également, qu'à Nîmes, Montpellier ou Avignon, le TGV pour Lille à pour destination finale Bruxelles et non l'Angleterre. Alors pourquoi, l'anglais dans ces TGV ?

Deuxième remarque :

- Si Guillaume Pépy dit qu'il a le droit - au regard du décret de 1995 - d'user d'annonces bilingues français-anglais à Lille parce que l'Angleterre n'est pas loin, il serait alors intéressant de savoir si du côté de Strasbourg les annonces sont bilingues français-allemand, si du côté de Nice, les annonces sont bilingues français-italien, si du côté de Perpignan ou Hendaye, les annonces sont bilingues français-espagnol.

Chers(es) adhérents(es), Cher(es) Amis(es), si vous connaissez une de ces gares, ou si pendant les Fêtes de Noël et de fin d'année, vous avez l'occasion de passer par une d'entre-elle, merci alors d'avoir l'oreille attentive pour nous dire si les messages donnés sont uniquement en français, sont bilingues français-anglais, sont bilingues français-langue-du-pays-limitrophe ou trilingues. Nous pourrons ainsi, forts de vos témoignages, répondre à Pépy, l'anglomaqué.

 

Envoyez un courriel à l'AFRAV ou contactez-moi si vous pouvez fournir un témoignage, ce serait une bonne occasion d'inverser la tendance.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 19:11

Pour ceux qui en ont ras-la-casquette de recevoir des emails ou des newsletters et qui préféreraient recevoir des courriels et des lettres d'information (infolettre), je vous propose un courriel type que j'ai envoyé et qu'il ne vous reste qu'à copier/coller et personnaliser. En deux minutes, vous faites votre BA francophone ! N'oubliez pas : si vous avez de quelque manière que ce soit un poste ou une responsabilité qui vous permet de traduire des mots, profitez-en en douce, ce sera toujours ça de pris ! Et vous avez la loi de votre côté (voir FranceTerme qui reprend le BO). Bon courage à tous !

 

Bonjour,
j'ai reçu une offre de votre hebdomadaire Télérama. Je me permets de vous faire une petite suggestion : pourquoi n'emploieriez-vous pas le terme courriel à la place d'email. En effet, email est la contraction de "electronic mail" et son équivalent français dont l'usage est recommandé par le Journal Officiel du 20/06/2003 est courriel, contraction de "courrier électronique". Ce mot a l'avantage d'être basé sur des bases (morphèmes) françaises. Plus nous serons nombreux à l'utiliser, plus il aura de chances d'être repris et utilisé, et cela renforcera la qualité de notre langue. La qualité de notre langue ne s'impose pas toute seule, mais seulement si nous le souhaitons et nous en donnons les moyens. Aussi je fais appel à votre contribution et vous saurais reconnaissant dorénavant de bien vouloir utiliser ce mot et de faire suivre ce courriel et ces recommandations aux personnes concernées.
Pour information, un anglicisme assez courant, newsletter, a pour équivalent lettre d'information ou infolettre.
Si vous avez un doute concernant l'usage d'un mot "franglais", vous pouvez consulter le site du gouvernement :
http://franceterme.culture.fr/FranceTerme/
Voir aussi l'article :
http://lefrancaisenpartage.over-blog.com/article-france-terme-vous-pouvez-le-dire-en-francais-77954538.html
Cordialement,
XXX
 : XXX
http://lefrancaisenpartage.over-blog.com/

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 18:19

Illustration de la théorie défendue par Yves Montenay dans La langue française face à la Mondialisation, l'entreprise Michelin travaille en français, au niveau de sa direction, de ses cadres dirigeants, etc... ce qui n'empêche pas le succès, bien au contraire. Je ne défends pas la thèse que le français est supérieur à l'anglais, mais que travailler en anglais n'est pas le gage de la réussite, dit autrement : ce n'est pas parce que les entreprises anglophones réussissent qu'il suffit aux entreprises françaises de parler anglais pour réussir. Il semble bien que ce soit le contraire puisque les francophones sont pénalisés lorsqu'il leur faut parler anglais vu que ce n'est pas leur langue maternelle, et qu'ils ne sont pas au maximum de leur capacité. Mieux vaut travailler son métier que son anglais, sinon c'est donner un avantage compétitif aux personnes de langue maternelle anglaise. Beaucoup de gens commencent à penser comme cela, mais la vapeur ne s'est pas encore suffisament inversée au niveau des grandes entreprises (car pour les petites entreprises, la question de la langue de travail se pose avec moins d'urgence).

 

Rappellons les arguments (entre autres) allant à l'encontre de la généralisation systématique de l'anglais :

- la meilleure langue est celle du client

- l'embauche (ponctuelle ou permanente) d'un traducteur coûte moins cher pour un besoin épisodique que la formation de toute une entreprise à l'anglais

- lorsque l'on se consacre à l'anglais, on ne se consacre pas au coeur de son métier (perte de compétitivité)

- la généralisation de l'anglais en France donne un avantage compétitif aux personnes de langue maternelle anglaise pour travailler en France

- le français (entre autres) est langue officielle de l'ONU et de toutes les institutions internationales à ma connaissance, est parlé sur les 5 continents et l'on peut trouver dans chaque pays du monde des locuteurs francophones (pour peu que l'on se donne la peine de chercher). On peut donc s'appuyer sur des réseaux solides pour à peu près tous les besoins.

 

Voici donc un article sur Michelin qui travaille en français. Si le gouvernement voulait se saisir de cette histoire de défense de la langue française, il serait bien avisé d'étudier le cas Michelin et d'essayer de donner les clés de leur réussite afin que les autres entreprises puissent s'en inspirer.

Détail intéressant : les mots techniques français concernant l'univers du pneu s'imposent en anglais : cela illustre la théorie que j'explique dans ce carnet, à savoir que les mots ne se propagent pas parce qu'une langue est supérieure mais parce que l'on a pris la peine de les inventer. Pour cela, il faut comprendre ce que l'on fait, savoir l'expliquer et donc avoir l'esprit technique. Ce sont les techniciens qui fabriquent les mots dont ils ont besoin, repris ensuite par commodité par toutes les autres personnes qui utilisent les mêmes concepts. Un mot se propage à partir d'une personne ou d'un groupe initial de personnes, et non pas à partir d'un dictionnaire, et rayonne ensuite vers les utilisateurs et personnes en lien avec ce groupe initial.

On a pu ainsi le constater pour l'informatique ou la mercatique (marketing), les créatifs étant anglophones à la base, ils ne se sont pas souciés de créer des mots en chinois ou en français, mais dans leur langue, afin de combler un besoin langagier pour décrire une réalité qu'ils ont découverte.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 19:14

Même en plein milieu rural, des militants de la francophonie agissent ! Tout le monde connaît le mot franglais pour désigner l'endroit où l'on campe ("camping"), mot qui au passage n'est pas employé dans ce sens en anglais, puisqu'il correspond au verbe français "camper". En anglais, on dit "campsite" ou "camping site". Découvrez, pour ceux qui ne le connaissaient pas, le terme français sur ces photos (ce n'est pas au Québec, mais bien en France !)

 

Campiere1.JPG

Campiere2.JPG

 

Certains diront que quasiment tout le monde utilise le terme franglais et que cela ne reflète pas la réalité, que cela ne sert à rien. Ce qui est certain, c'est que la magie n'existe pas, et que si l'on ne fait pas des petits pas comme ça, rien ne changera. Dans ce genre de situation, ce qui se passe, c'est que si l'on diffuse le terme campière, les deux termes coexisteront pendant un temps, avec les habitants proches du site (et exposés au panneau) utilisant le mot "campière" tandis que d'autres utiliseront le terme franglais. Mais avec la généralisation des panneaux, cela renverrait aux touristes, aux habitants, etc... l'idée que le terme français s'est imposé dans le langage courant.

Au départ, lorsque l'on importe un concept, on importe bien souvent le mot qui va avec, surtout lorsque les personnes qui importent le concept maîtrisent assez mal la traduction et les langues. J'ai remarqué que ce sont souvent les personnes unilingues français qui utilisent le plus d'anglicismes en pensant que ce sont des mots français branchés alors que les anglicistes savent que les mots qu'ils utilisent ne sont pas français (mais c'est parfois le premier mot qui leur vient à l'esprit). Ainsi les gens qui parlent mal anglais utilisent du "ouite spirite" alors que les anglicistes utilisent du "ouaïte spirit". J'ai même entendu une petite dame me dire qu'elle allait au "coccimarké".

Pour revenir à notre campière, saluons cette utilisation de termes fabriqués selon des règles de construction des mots (lexicales) à partir d'éléments français courants et applaudissons cette initiative, un petit pas vers la francisation de notre environnement (car c'est exactement ce genre d'actions qui fait évoluer les choses).

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 11:39

COURRIEL est une association qui se classe à gauche sur l'échiquier politique et qui oeuvre pour la promotion de la langue française en France, notamment dans le cadre du monde du travail et des médias. Depuis longtemps, ils émettent des constats et des analyses sur la situation du français, l'anglicisation du monde du travail et de notre environnement sociétal (publicité, affichage). Après les constats, il serait donc logique de proposer quelque chose. Les politiques étant des gens très occupés, l'association COURRIEL leur a préparé un programme qui peut faire très facilement consensus au niveau de la classe politique pour peu que ceux-ci veuillent bien le soutenir. Ce programme a donc été soumis aux différents partis politiques, mais seul le Front de Gauche a pour l'instant bien voulu répondre, apparement sans trop prendre d'engagement. C'est donc un petit peu à nous de donner un coup de pouce à la défense d'une société où la connaissance du français suffit pour accéder aux services publics, pour regarder la télé, faire des études universitaires en français (certaines grandes écoles pratiquent TOUS leurs cours en anglais, grâce à l'argent public) et pour travailler (lorsque ce n'est pas à l'export, bien sûr !). Des propositions de bon sens, donc, qu'il nous faut relayer auprès de nos élus, des personnes qui aspirent à l'être et de tous ceux qui s'intéressent à la politique. Plus nous serons nombreux à promouvoir cette cause, plus nos élus se sentiront légitimes à défendre ces idées, car elles seront représentatives. Alors n'hésitez pas à les faire connaître et à les diffuser largement.

 

Retrouvez la liste des 8 propositions sur cette page.

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 17:57

Vous êtes un francophone convaincu mais damn it, c'est toujours un mot english qui vous vient. Cependant, vous avez pris vos résolutions, cette fois-ci, vous allez faire un effort pour utiliser le mot français approprié, celui qui décrit au mieux son objet plutôt qu'un vague mot anglais. Et oui, il faut parfois réapprendre à parler français, un peu comme lorsque l'on utilise des gros mots à tout bout de champ et que l'on arrive pas à s'arrêter malgré le fait que l'on verse 50 centimes à chaque fois que l'on en dit un dans la boîte à gros mots.

Il faut bien en être conscient, changer les mots anglais que l'on utilise au quotidien est un effort pour briser des réflexes, ça ne paraît donc pas naturel au début. Il faut donc bien cibler les mots que l'on veut remplacer. Se dire : à partir de maintenant, j'arrête de dire "cool" ou "in" pour décrire tout et n'importe quoi, je fais un effort de réflexion pour trouver le mot qui décrit véritablement ce que je pense et / ou ce que j'observe. Ce n'est pas tellement le besoin de trouver le mot équivalent, mais le plaisir de trouver le mot précis pour décrire ce qui m'entoure. Je me force parfois à dire courriel (pas systématiquement, mais quand j'y pense) et déjà deux trois fois j'ai remarqué des personnes de mon âge qui utilisaient ce mot. Comme quoi... ... la suite ici

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:43

Face à des mots anglais dont le sens nous échappe un peu ou que l'on aimerait bien remplacer par un terme plus compréhensible pour le commun des mortels, nul besoin que chaque personne se creuse la tête pour trouver un équivalent, celui-ci existe déjà !

 

France Terme, comment ça marche

 

France Terme est une base de donnée qui propose les traductions et trouvailles, d'experts et / ou de commissions. Le principe : si tout le monde cherche à traduire les mots anglais (majoritairement) à sa sauce, il existera une multitude de traductions pour désigner la même chose, ce qui posera un problème d'intercompréhension. Il faut donc trancher et en choisir un, c'est là qu'intervient France Terme qui centralise (après tri) toutes les propositions. Ainsi, à podcasting, on peut trouver "diffusion pour baladeur" ou, plus joli : balladodiffusion, à rave party, on trouve fête techno, à tuning, personnalisation... Certains se sont déjà imposés, ce que j'avais pu voir sur un site dont j'ai perdu la trace, je me rappelle cependant de avant-première pour "preview"... Certains termes ont donc plus ou moins de succès, ainsi pour e-mail, on trouve dans l'usage en français : e-mail, email, mail, mél, courriel, adresse électronique quand France Terme propose "courriel".

 

J'avais déjà réfléchi au fait qu'il faudrait des groupes d'experts chargés de traduire les mots au fur et à mesure qu'ils apparaissent dans la langue française, plutôt que ce soit nous en tant qu'individus qui serions obligés de trouver systématiquement un équivalent (quelle gâchis d'énergie!).  Cela m'arrive régulièrement : il me faut d'abord définir intellectuellement ce qui pourrait répondre à un besoin avant de découvrir que cet outil existe. Il resterait donc à évaluer l'impact de cet outil et de son utilisation sur le public qu'il cible, les spécialistes en leur matière (ingénieurs, informaticiens, journalistes, etc...).

 

Et en cas de mot non-référencé :

 

Et si France Terme n'a pas la solution, cliquez sur la "boîte à idées" qui permet de soumettre les mots que vous rencontrez à des spécialistes qui proposeront un équivalent.

 

Site :

http://franceterme.culture.fr/FranceTerme/index.html

Site proposé par la délégation générale à la langue française et aux langues de France.

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:36

C'est par les hasards de l'homonymie que je suis rentré en contact avec l'association le français en partage, première du nom (fondée en 1996). Cette association a pour but de donner accès au livre en langue française dans de nombreux pays à travers le monde, notamment en Afrique noire, mais pas seulement. C'est une association qui regroupe de nombreux professionnels des métiers du livre passionnés par le partage de leur passion et la promotion du livre. Si cela vous intéresse et que vous-mêmes avez un certain intérêt pour ce qui touche aux livres, vous pouvez prendre contact avec cette association. Vous pouvez en effet faire don de livres (en téléphonant au 01 47 07 28 34) mais aussi donner de votre temps libre le Mercredi si vous habitez autour de Paris XIII. Vous pouvez également adhérer et soutenir cette association pour 50 euros (ou plus si vous le souhaitez) si vous êtes des particuliers.. A ceux qui se demandent comment contribuer au partage de notre langue et à son accès à travers sa culture, voici une bonne occasion.

 

Pour plus de renseignements, vous pouvez visiter leur site, toutes les coordonnées nécessaires s'y trouvent :

 

http://lefrancaisenpartage.blogspot.com/

 

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