Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 16:36

Petits extraits des déclarations de François Hollande sur la francophonie :

 

Le site d'ALF a mis en avant un entretien accordé par Mr Hollande  au réseau des Maisons de la Francophonie, on y retrouve la réponse du maintenant président de la République à de nombreuses propositions avancées.

 

source : http://lyon.maisondelafrancophonie.fr/2012/04/actualite/les-reponses-de-francois-hollande-a-nos-questions%E2%80%A6/

 

Ensuite, je vous propose une petite déclaration intéressante de François Hollande au détour d'un entretien paru sur Sur Slate.fr :

 

"Justement, vous allez rencontrer Barack Obama pour la première fois au G8 de Camp David les 18 mai et 19 mai. Une première question, qui pourra vous sembler anecdotique: Mister Hollande, do you speak English?

Yes I speak English, more fluently than the former President. But a French president has to speak French!

Au-delà de la plaisanterie, est-ce que vous pensez que c’est important que le chef d’Etat français parle la langue commune de la diplomatie internationale?

Il a besoin de la comprendre et de pouvoir avoir des échanges directs avec ses interlocuteurs. Mais je suis attaché à la langue française et à la francophonie.

Lorsque je participais à des sommets de chefs de partis en Europe, il a pu m’être désagréable d’entendre des amis roumains, polonais, portugais, italiens parfois, parler anglais (2), mais j’admets que sur le plan informel, les contacts puissent s’établir dans cette langue. Je défendrai néanmoins partout l’usage du français."

 

source : http://www.slate.fr/story/54563/hollande-international-premiere-interview#english

 

Espérons que ces déclarations seront suivies d'actes. Notons cependant que l'OIF et les réseaux francophones continuent leur travail indépendamment des présidents en responsabilité, mais que ce qui est attendu, ce sont des signaux forts du Président de la République, ce qui serait le cas s'il appliquait les mesures avancées par les Maisons de la Francophonie. Rendez-vous dans 5 ans pour le bilan !

Par Marc Beaufrère - Publié dans : Personnalités clés de la francophonie
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 15:03

Les informations du rapport de l'OIF 2010 ont été popularisées

Il y a 3 ans, je commençais mon carnet et il y a à peu près deux ans, je découvrais le rapport de l'OIF La langue française dans le monde 2010 qui contient une quantité d'informations intéressantes très importantes : nombre de francophones dans le monde, répartition géographique, progrès, évolutions, initiatives prises en sa faveur, etc... Je mesurais le gouffre entre ce qui se fait et qui m'a surpris par l'ampleur des actions et de la dynamique, et ce que le grand public en sait. Auparavant, personne ne savait quel était le nombre de francophones dans le monde, les chiffres allant de 70 millions (version du site ethnologue je crois, que je soupçonne de francophobie patente) à 500 millions pour les exaltés de la francophonie. On se battait à coup de chiffres sans aucune source vérifiable, certains se cantonnant à la population de la France + Belgique francophone, d'autres y ajoutant la population de pays de langue officielle française en y comptant tout le monde. Le rapport de l'OIF est passé par là, et maintenant le chiffre de 220 millions s'est imposé et fait référence.

Ce rapport a également contribué à donner une image beaucoup plus précise de la situation du français dans de nombreux pays sur lesquels nous n'avions quasiment aucune donné si nous ne nous y étions pas rendu par nous-même, ce qui justifiait bien souvent le franco-pessimisme, car on avait une propension à tout voir en noir : personne ne maîtrise le français en Afrique, le français recule au Québec, l'anglais prend la place du français dans de nombreux pays africains et bientôt en France ce sera inévitable. Bref, c'était le grand flou et la place aux fantasmes les plus divers. Je me faisais alors la réflexion que ce qui pourrait dépassionner un peu les débats, c'était de faire passer les données contenues dans le rapport de l'OIF vers la wikipedia (très largement consultée), afin de corrigier les idées reçues. Je mesurais alors l'ampleur de la tâche et dans un article d'il y a plus d'un an, j'appelais les bonnes volontés qui ne savaient pas quoi faire pour soutenir la francophonie à m'aider à compléter les articles de la wikipedia, car pour moi tout seul, c'était une source de travail trop titanesque. Entendu ou pas, j'ai été exhaucé, puique le rapport de l'OIF est maintenant largement cité et que des articles entiers factuels et sourcés ont depuis lors étaient écrits.

J'invite les lecteurs de mon carnet à faire un tour sur l'article  français pour en prendre la mesure : seules des parties sur le français en France, Belgique, Suisse, Québec et le Val d'Aoste étaient disponibles il y a deux ans. Les parties 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 13 ont été créées et rédigées en grande partie grâce aux données contenues dans le rapport de l'OIF et grâce à la (bonne) volonté de quelques internautes chevronnés dont un certain Aymeric78 qui a fait un boulot monstrueux de mise à jour des données. Quand on sait que bien souvent les journalistes qui font des sujets reprennent les données qu'ils retrouvent à portée de clic, on peut mesurer l'influence qu'aura l'action de cet internaute (que je salue bien bas!).

 

Le travail de l'OIF, équivalent du travail d'une "agence de notation" linguistique

J'ai d'ailleurs déjà entendu plusieurs fois des personnes non spécialistes (dont François Hollande) reprendre le nombre de 220 millions. Cela doit être perçu comme un encouragement à continuer à faire connaître les bonnes nouvelles sur le front de la francophonie plutôt que de constamment reprendre les nouvelles de la francophonie récupérées sur des sites anglo-américains. Cela souligne également l'importance de se doter d'instruments de mesure (et là il faut saluer le travail de l'OIF et de chercheurs comme Mr Jacques Leclerc de l'Université de Laval au Canada), et de faire un travail d'enquête sur le terrain, qui permet de prendre le pouls de la francophonie et de mesurer les efforts accomplis. En effet, sans retour sur les résultats des actions entreprises, le découragement est vite là, car nous ne savons si ce que nous entreprenons est utile ou pas.

Avant, on pouvait croire en étant de bonne foi que le français était une langue sur le déclin, aujourd'hui, les enquêtes et les chiffres étant là et incontestables, on ne peut plus affirmer cela. On pourrait faire un parallèle avec l'histoire des agences de notation également : aussi bien intentionné que l'on puisse être, nous appartenons tous à l'endroit et à la société dans laquelle nous sommes, ce qui influence forcément notre façon de voir. Celui qui mesure, celui qui évalue, a un pouvoir. En ce sens, la création d'une agence de notation européenne est bien sûr un moyen de ne pas être à la merci des indicateurs américains et des intérêts qui forcément influencent les agences. C'est aussi un moyen de prendre des décisions en ayant toutes le maximum d'informations utiles sous la main.

 

Si on ne défend pas ses intérêts, personne ne le fera pour nous

Il ne faut bien entendu pas se reposer sur d'autres pour défendre nos intérêts. Ils n'y ont aucun intérêt, aussi bien intentionnés qu'ils soient. Ainsi, je me vois mal déployer autant d'énergie à promouvoir la langue tamoul que la francophonie, puisque je fais partie de cette dernière. C'est une observation de bon sens, presqu'une lapalissade et pourtant de nombreuses personnes n'en tirent pas les conclusions nécessaires. Si je ne vois aucune objection à ce que des peuples défendent leurs intérêts, je sais que personne ne défendra nos intérêts à notre place, car il y a déjà assez à faire pour que chacun défende son groupe d'appartenance.

Certains ont peur de se montrer égoïste en cela, et arguent qu'ils défendent le français parce que c'est la langue des droits de l'homme ou parce qu'il est plus précis. Si l'on nous prouve le contraire, arrêterons-nous de défendre le français ? Bien sûr que non, l'argument ultime étant bien sûr l'appartenance, l'identité, et là je rejoins Mr Yves Montenay qui, à la question de savoir pourquoi il faut défendre le français, répond par cette évidence : "parce que c'est notre langue". (dans La langue française face à la mondialisation)

 

Le prochain pas : la diffusion au grand public

Les enjeux de la francophonie étaient auparavant circonscrits (en dehors des gens du métier) à une poignée de personnes nostalgiques ou aigries. A présent, les progrès de l'information, l'utilisation d'internet, la mise à disposition de données récoltées sur le terrain permettent à tout un chacun de s'informer et de se faire une idée précise. Des journalistes commencent à s'intéresser à ces sujets même si c'est encore un phénomène marginal, les rares personnes ayant une certaine audience ne sont en fait qu'une seule personne (à ma connaissance) : Claude Hagège. C'est bien mais ce n'est pas suffisant. Claude Hagège est un chercheur, polyglotte, qui a un avis de spécialiste à donner. Je souhaiterais pourtant que l'on donne plus de voix à des personnes du monde politique ou économique. A-t-on beaucoup entendu le ministre de la francophonie lors du dernier quinquennat ? C'est aussi le travail des journalistes de faire connaître ce qui se passe.

Des initiatives sont prises, des choses se passent mais elles restent trop confidentielles. Elles sont à la disposition de tout un chacun, ce qui n'était pas le cas il y a encore 3 ou 4 ans ou c'était la croix et la bannière pour avoir ne serais-ce qu'une idée de la situation du français en Algérie. Je n'arrivais pas à savoir si le français y était encore parlé un peu, beaucoup ou pas du tout. Beaucoup de travail a été fait depuis. L'information du terrain a donc 1) été collectée dans un premier temps et 2) publiée 3) diffusée par les associations (ALF, AFRAV, COURRIEL...) et la blogosphère. Il manque une dernière étape, celle de la popularisation au grand public, c'est-à-dire le passage de "connaissance confidentielle" à "idée reçue". Les idées reçues ne collent en effet pas toujours à la réalité et sont bien souvent en retard par rapport à elle. C'est en effet la vulgarisation, simplification et verbalisation d'observations qui deviennent des idées reçues. Emmanuel Todd avait avancé en 2001 l'idée que les Etats-Unis étaient sur le déclin à la surprise de tout le monde. Personne n'y croyait. C'est maintenant une idée qui a fait son chemin et que j'ai entendu dans la bouche de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélanchon, même si elle ne fait pas encore l'unanimité. C'est que la popularisation des idées met du temps à faire son chemin. Concernant la francophonie, certaines idées et données commencent à se diffuser mais il faudra du temps pour qu'elles fassent leur chemin dans l'inconscient collectif : "en 2050, il y aura très probablement environ 700 millions de francophones" ; "le français est en passe de devenir la langue maternelle des africains dans de nombreuses grandes villes" "La RDC va devenir le premier pays francophone du monde d'ici une ou deux générations", etc... Rendez-vous dans 10 ans pour vérifier mes prédictions !

Par Marc Beaufrère - Publié dans : Réflexions sur le français - Communauté : GEOPOLITIQUES MONDIALES
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 19:14

Même en plein milieu rural, des militants de la francophonie agissent ! Tout le monde connaît le mot franglais pour désigner l'endroit où l'on campe ("camping"), mot qui au passage n'est pas employé dans ce sens en anglais, puisqu'il correspond au verbe français "camper". En anglais, on dit "campsite" ou "camping site". Découvrez, pour ceux qui ne le connaissaient pas, le terme français sur ces photos (ce n'est pas au Québec, mais bien en France !)

 

Campiere1.JPG

Campiere2.JPG

 

Certains diront que quasiment tout le monde utilise le terme franglais et que cela ne reflète pas la réalité, que cela ne sert à rien. Ce qui est certain, c'est que la magie n'existe pas, et que si l'on ne fait pas des petits pas comme ça, rien ne changera. Dans ce genre de situation, ce qui se passe, c'est que si l'on diffuse le terme campière, les deux termes coexisteront pendant un temps, avec les habitants proches du site (et exposés au panneau) utilisant le mot "campière" tandis que d'autres utiliseront le terme franglais. Mais avec la généralisation des panneaux, cela renverrait aux touristes, aux habitants, etc... l'idée que le terme français s'est imposé dans le langage courant.

Au départ, lorsque l'on importe un concept, on importe bien souvent le mot qui va avec, surtout lorsque les personnes qui importent le concept maîtrisent assez mal la traduction et les langues. J'ai remarqué que ce sont souvent les personnes unilingues français qui utilisent le plus d'anglicismes en pensant que ce sont des mots français branchés alors que les anglicistes savent que les mots qu'ils utilisent ne sont pas français (mais c'est parfois le premier mot qui leur vient à l'esprit). Ainsi les gens qui parlent mal anglais utilisent du "ouite spirite" alors que les anglicistes utilisent du "ouaïte spirit". J'ai même entendu une petite dame me dire qu'elle allait au "coccimarké".

Pour revenir à notre campière, saluons cette utilisation de termes fabriqués selon des règles de construction des mots (lexicales) à partir d'éléments français courants et applaudissons cette initiative, un petit pas vers la francisation de notre environnement (car c'est exactement ce genre d'actions qui fait évoluer les choses).

Par Marc Beaufrère - Publié dans : Francophonie, mode d'emploi - Communauté : Vitrine de votre pensée
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 12:21

Analyse

Si l'on compare les publicités uniquement en français avec celles contenant des phrases anglaises, certaines généralités se dégagent :

- la nationalité de l'entreprise n'a pas forcément une influence sur son utilisation de l'anglais ou non

- l'anglais est quasiment exclusivement utilisé dans les devises

 

A quoi peut bien servir l'utilisation de l'anglais dans les devises ? Procédons par déduction : l'anglais est une langue étrangère, perçue comme celle du système économique dominant. Il me semble que l'utilisation de l'anglais veut nous faire comprendre que l'entreprise participe de cette réussite, que l'entreprise n'existe pas seulement en France mais dans le monde entier. Comme si cela n'allait pas de soi. Je me demande même si ce n'est pas l'information principale de ces publicités, l'utilisation de l'anglais mise en évidence qui nous laisse à penser que l'entreprise joue dans la cour des grands. Cela passe comme une lettre à la poste. On se dit au niveau inconscient : "l'entreprise parle en anglais, c'est qu'elle réussit aussi ailleurs, elle est donc digne d'intérêt". La réussite internationale légitime l'intérêt qu'on lui porte.

 

 

Seulement, Disneyland réussit, Ford aussi et n'utilisent pas cette langue dans leurs publicités en France. Mieux, aucune entreprise britannique ou américaine ne l'utilise. Cette explication n'est donc pas tout à fait juste, ou pas tout à fait complète. Les entreprises anglophones n'ont peut-être pas ce besoin de le montrer puisqu'elles ont déjà une réussite dans les pays anglophones. Je pense que c'est un peu le même système que pour les produits de mode où l'on peut facilement imaginer une phrase en français en dessous même pour une entreprise non française, ou l'utilisation de "Paris", en dessous du nom de la marque.

On reste bien sûr dans le domaine de l'hypothèse, mais ce qui se dégage comme explication complémentaire, c'est le besoin d'impressionner son client par des grands mots ou par la démonstration de la maîtrise de l'anglais (un peu comme on le faisait avec le latin avant) : "Asset Management", "Motion & Emotion". Si l'on veut impressionner, c'est que l'on estime que les personnes sont impressionnables, et donc que l'on joue sur une sorte de complexe d'infériorité (pas du client français en soi, mais de sa culture, de son pays). On ne lui dit pas "tu es nul" mais "ce que tu as es nul, il te faut de l'anglais [ce qui véhicule cette valeur]". On lui dit aussi : "notre utilisation de l'anglais montre que l'on maîtrise les codes de la réussite (et on sous-entend que celle-ci ne se passe qu'en anglais) ET on veut vous le montrer" Cela rejoint la conclusion de mon paragraphe précédent, à savoir que c'est l'utilisation de l'anglais est l'une des informations principales.

 

Je trouve que c'est une source d'interrogations fécondes. En effet : pourquoi utiliser de l'anglais sur une publicité rédigée par des Français pour s'adresser à des Français ? La réponse est, je crois, le fait de vouloir induire que justement, la publicité ne s'adresse pas qu'à des Français, que là ou ça se passe, c'est dans le système économique anglais dont le marché français n'est qu'une succursale.

S'il peut me paraître tout à fait justifié de montrer sa réussite, sa technicité, je trouve que les publicitaires font une erreur à la limite du manque de respect, en faisant passer cela par l'utilisation de l'anglais, ce qui a pour conséquence collatérale d'inférioriser la langue de leur client. Peut-être pourraient-ils réfléchir pour trouver un autre moyen ?

J'attends vos commentaires et vos remarques !

 

Cet article se base sur mon étude d'un numéro du Nouvel Observateur et d'un numéro du Point.

Par Marc Beaufrère - Publié dans : Réflexions sur le français - Communauté : Ethno-linguistique
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 11:00

L'anglo-détecteur ne chôme pas en ce premier mai, il faut dire qu'il y a du boulot ! Aujourd'hui, je continue donc le repérage de phrases anglaises dans nos hebdomadaires avec le numéro du Nouvel Observateur du 26 avril au 2 mai.

L'hebdomadaire s'étale sur 147 pages dont 48 pages contenant une publicité dont 42 sur page entière (sensiblement plus que sur Le Point). On retrouve une bonne partie des mêmes publicités et quelques unes de différentes.

 

Voici la liste des phrases anglaises contenues dans les publicités de ce numéro du Nouvel Observateur, avec entre parenthèses l'annonceur :

 

"The one" (c'est à peu près tout ce qui est écrit sur cette publicité de Dolce & Gabbana à part le nom du parfum : "sport")

"Hello Tomorrow" (Emirates)

"In touch with your time" (montres Tissot)

"Eyewear" (unique écriture pour cette publicité de Prada)

"Motion & Emotion" (Peugeot)

"Eucerin Hyaluron-Filler" (Eucerin)

"Shift the way you move" "The ultimate urban car" (Nissan)

"The Chemical Company" BASF

Au passage, les "bidules" d'Orange : "Orange Open pro", "Livebox pro" et l'anglicisme "business"

"Boost yourself" (Sixt) avec une petite astérisque que l'on a du mal à trouver pour la traduction : "Boostez-vous"!

"Innovative economy, national cohesion strategy" "Polish tourist organisation" "European Union European Regional Development Fund", en petit en bas d'un communiqué pour faire visiter la Pologne.

"Live yout passion with Runabout Moonphase" (Montres Constant)

"Monica Cryz by TechnoMarine" (TechnoMarine)

"Leading Innovation" (Toshiba)

"Asset Management" (Amundi)

"Pixie, more than you see" (Nespresso)

 

A noter, si certaines entreprises font suivre leur logo d'une devise en anglais, ce ne sont pas toujours des entreprises étrangères, contrairement à ce à quoi on pourrait s'attendre. Ainsi, Ford (Etats-Unis) fait suivre son logo d'un "Aller plus loin" tandis que Peugeot utilise "Motion & Emotion" et Nissan, racheté par Renault, d'un "Shift the way you move".

Dans le même ordre d'idée, Disneyland, l'entreprise américaine en France, rédige entièrement sa page de réclame en français. Le communiqué de l'Ontario s'adressant aux chercheurs et travailleurs français est rédigé exclusivement en français, même dans les plus petites lignes, alors même que le français n'y est pas la langue majoritaire. Glenfiddich, qui nous vend du whishy écossais, affiche en grand "L'esprit pionnier" et même dans sa devise stylisée avec le cert suivi du même "L'esprit pionnier".

 

Suite : Analyse des résultats

Article précédent : analyse de l'hebdomadaire Le Point

Par Marc Beaufrère - Publié dans : Réflexions sur le français - Communauté : Ethno-linguistique
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