Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le site qui fait le point sur la situation de la francophonie
  • Le site qui fait le point sur la situation de la francophonie
  • : Ce site a plusieurs vocations : - faire le point sur la situation du français - donner des informations et des réflexions sur le français - partager des découvertes francophones d'à travers le monde
  • Contact

Recherche

Liens

11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:06

 

 

 

SIGNEZ ICI LA PETITION CONTRE L'ANGLICISATION

DE L'ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE

 

 

 

 

Résumé de la pétition :

 

Un nouveau projet de loi dite loi ESR veut étendre les possibilités d'enseigner en anglais en France en dehors des cours de langue ou des filières de langue. Il s'agirait d'établir des cursus entièrement en anglais en France pour concurrencer les universités anglophones. Autrement dit, on essaierait de faire mieux que Cambridge, Harvard et Oxford, mais on rajoute une charge de travail : apprendre l'anglais en plus du contenu des cours. Ces cursus donneront donc un handicap aux francophones par rapport aux anglophones qui auront plus de temps pour travailler les contenus. En plus, il ne faut pas se faire d'illusion, ce seront ceux qui n'auront pas eu des universités anglaises qui viendront ici, donc les moins bons, pareil pour les profs.

 

SIGNEZ ICI, en bas de cette page. Voici ce que dit la loi (je cite la pétition)

 

Le code de l’éducation précise, aujourd’hui, en son article L. 121-3 que « la langue de l’enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires dans les établissements publics et privés d’enseignement est le français, sauf exceptions justifiées par les nécessités de l’enseignement des langues et cultures régionales ou étrangères, ou lorsque les enseignants sont des professeurs associés ou invités étrangers ».
L’article 2 du projet de loi ESR doit ajouter à cet extrait : « ou lorsque les enseignements sont dispensés dans le cadre d’un accord avec une institution étrangère ou internationale tel que prévu à l’article L. 123-7 ou dans le cadre de programmes bénéficiant d’un financement européen ».

 

Pour reprendre l'argumentaire de la pétition, vu que la France est contributrice nette du budget européen, on paie pour se mettre à l'anglais.

 

Commentaire

 

On touche le fond, même nos dirigeants n'ont plus aucune fierté et ne défendent plus le français ! Enfin, on pourrait se demander plutôt : où sont les responsables politiques qui défendent les intérêts de notre pays ? C'est plutôt ça la vraie question.

 

J'ai encore entendu ce matin que la nouvelle réforme de l'éducation prévoit l'apprentissage d'une langue vivante (comprenez l'anglais) dès le CP. Lire en complément : "au détriment du français", voir mon étude à ce sujet. Après on va se plaindre de la baisse du niveau des Français en lecture et écriture (en français donc). Autrement dit, PS et UMP vont dans la même direction. C'est vraiment écoeurant.

 

Au fond, qu'est-ce que l'on a ? Une élite anglophile parisienne qui étend l'usage de l'anglais petit à petit dans la société française et la grande majorité des Français qui n'a pas son mot à dire. D'abord anglais obligatoire pour tous au Collège (Allègre l'a juste mis en loi, mais c'était déjà fait), puis introduction en primaire puis début d'apprentissage de plus en plus précoce (Copé parlait de la maternelle, là ça va être le CP). Tout ça en 30 ans. Les Français n'ont plus aucune exigence envers eux-mêmes et les autres alors qu'ils sont des gros contributeurs de l'Europe, au contraire des Britanniques. Les Allemands sont encore pire que nous, ils paient plus et s'anglicisent plus. On aura tout vu. Si l'Allemagne et la France se bougeaient pour défendre leurs intérêts...

 

L'enseignement des langues en France est une aberration totale car personne ne réfléchit à son usage. On répète comme une incantation magique : il faut parler anglais, il faut parler anglais. Berlusconi en Italie parlait des 3 I : internet, entrepeunariat, anglais (Internet, Imprenditoria, Inglese). Parler anglais pour quoi faire ? Pour les informaticiens (mais on pourrait faire un vaste programme de traduction ou de création de logiciels, de langages informatiques, ça coûterait peut-être moins cher que de former tout un pays à l'anglais), pour les entrepreneurs (mais la meilleure langue est celle du client, il n'y a pas que l'anglais). En vérité, il suffirait de faire faire un an d'étude à l'étranger à ceux qui veulent utiliser l'anglais dans la vie de tous les jours (séjours type échange ERASMUS) et de laisser les autres tranquilles : l'apprentissage au collège-lycée suffit pour ce dont on en a besoin dans la vie de tous les jours. Une amie qui a travaillé à l'hôtel Royal à Deauville maîtrise le Russe et l'Espagnol en plus du français. On lui a dit qu'il serait bien qu'elle apprenne l'anglais. Quand elle a entendu ses supérieurs parler en anglais, elle s'est rendu compte qu'avec ce qu'elle avait appris au collège-lycée, celà lui suffisait.

 

De plus, le nombre d'heures ne remplace pas la motivation. Les scientifiques sont souvent médiocres en langues parce que ça ne les intéresse pas plus que ça. Idem pour les bac pro ou techno qui représentent presque la moitié des bacheliers. On les ennuie avec l'anglais et c'est normal, ça ne leur servira à pas grand chose et ils le savent bien. Par contre, certaines personnes en L ont déjà un très bon niveau au bac parce qu'elles ont travaillé leur anglais en collège-primaire et que ça les intéressait. J'ai pu le constater lorsque j'étais tuteur pour les premières années de DEUG d'anglais (maintenant Licence 1) : ceux qui étaient bien motivés avaient déjà un niveau bac +2 / +3, les connaissances historiques et littéraires en moins, pour d'autres, le parcours serait plus long !

 

Par contre, on pourrait travailler à se rapprocher des pays membres de la francophonie, c'est un champ d'investissement énorme et il n'y a pas besoin d'apprendre la langue. Mais nos politiques semblent ne plus avoir beaucoup de cap...

 

Voir aussi un entretien donné par (entre autres) Mme Claire Goyer au Figaro : http://www.langue-francaise.org/Bruxelles/Bruxelles_entree.php

Repost 0
Published by Marc Beaufrère
commenter cet article
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:40

Voici une petite revue de presse éclectique :

- j'avais déjà appris la nouvelle : la création d'une licence de "chanson d'expression française, jazz et musiques actuelles" à Bordeaux. Si avoir une aptitude pour au chant ne s'apprend pas, on peut toutefois perfectionner sa technique. C'est ce que propose cette licence. Cela concerne une dizaine d'étudiants, ce n'est donc pas une énième filière bouchée qui ne débouchera sur rien comme le soulignent certains commentaires de l'article. Cette filière [...] Retrouvez la suite sur lavoixfrancophone, site collaboratif qui en est à ses débuts, c'est l'occasion de voir à quoi il ressemble !

Repost 0
Published by Marc Beaufrère
commenter cet article
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:23

Laurent Fabius demande à ce que l'on lui parle français

 

Le site ami de l'ALF a attiré notre attention sur une intervention de Mr Laurent Fabius. Vous pouvez écouter le passage à partir de 12'53 qui voit Laurent Fabius appeler le journaliste de l'Associated Press qui se présente à faire son intervention en français. Un petit moment de plaisir qu'il ne faut pas bouder. 

 

Commentaire : les journalistes de langue anglaise peuvent être habitués à poser leur question en anglais dans la mesure où la personne à laquelle il s'adresse parle l'anglais. L'enjeu est cependant ailleurs : un représentant de la France signifie le respect qu'il est en droit d'attendre du journaliste (pour lui et pour le pays qu'il représente) en lui enjoignant d'utiliser sa langue plutôt que de jongler pour s'adapter à la langue du journaliste, faisant ainsi passer le message implicite que la France est un satellite de la communauté linguistique du pays que représente le journaliste (Etats-Unis). Le journaliste doit donc s'adapter au représentant du peuple français plutôt que l'inverse. En revendiquant l'usage de sa langue, Laurent Fabius signifie donc l'indépendance de notre politique et l'autonomie de nos décisions. C'est un message fort qui doit inspirer nos nombreux représentants partout où ils sont (François Hollande l'a lui même montré à plusieurs reprises).
Au passage, puisqu'il est question de l'intervention française au Mali, notons avec intérêt et satisfaction ce que la télévision montre de la France et du français au Mali. Les Maliens sont majoritairement favorables à l'intervention française, il n'est pas question de néo-colonialisme mais d'aide à un pays ami pour protéger son intégrité, et que de nombreux Maliens interrogés par la télévision s'expriment en français, dans un français impeccable pour les représentants (ministre des affaires étrangères, président, maires), dans un français très correct pour les quidams interrogés au coin de la rue. Cela illustre bien les progrès du français dans ce pays, progrès soulignés dans le dernier rapport de l'OIF.
Petit détour sur le concept de Françafrique

Je pense que cette intervention marque un tournant dans la perception de la Françafrique, concept qu'il faudrait faire évoluer pour enfin décrire le réel. Il est certain que la France a d'immenses intérêts économiques en Afrique. Elle en a également dans d'autres pays du monde (Allemagne, Chine, etc...) sans être taxée de néo-colonialisme ou sans que l'on évoque un phénomène s'apparentant à la Françafrique. C'est que le poids de l'histoire a joué, et que jusqu'ici, une entreprise française qui travaille dans un pays africain est forcément exploitatrice. Néanmoins, on constate qu'actuellement, les taux de croissance des pays d'Afrique noire s'envolent (même s'ils partent de bas) et que les entreprises françaises participent à cette envolée sans en être les uniques bénéficiaires (dans le style esclavagiste...) : il y a des retombées pour le pays et sa population. Je pense qu'il est temps de faire évoluer les perceptions : nous avons des relations commerciales avec de nombreuses ex-colonies, nous avons de nombreuses entreprises installées là-bas, des Africains qui vivent en France et vice versa. Nous sommes nous-mêmes contents lorsque des entreprises étrangères investissent en France (Toyota par exemple), c'est pour gagner de l'argent, et c'est normal (qui travaillerait pour en perdre) mais cela contribue à donner de l'emploi et à développer des territoires.
Je rappelle ces évidences pour montrer qu'en Afrique on peut voir la présence de la France comme cela si l'on arrive à mettre de côté le passé et si l'on se tourne vers l'avenir. L'Afrique se développe à grand pas, et il est bon que la France y investisse et apporte son savoir-faire. Nous avons de plus l'avantage de parler la même langue, et cela ouvre de nombreuses possibilités. J'en ai déjà parlé, mais il faudrait développer davantage la coopération universitaire avec les pays d'Afrique francophone : possibilité d'y faire une partie du cursus, mise en place d'un ERASMUS francophone, politique de facilitation d'obtention des visas pour les chercheurs et les étudiants d'Afrique francophone, etc... Il vaut mieux se concentrer sur ce qu'il y a à faire de positif dans le futur plutôt que de chercher inlassablement les causes anciennes de nos malheurs, comme si nous étions prisonniers du passé à jamais. La colonisation a été reconnue comme une erreur, on l'apprend à l'école. Maintenant, il faudrait changer de chapitre et penser l'avenir. La Françafrique pourrait être redéfinie de façon positive comme un espace privilégié de développement économique et de communauté linguistique. Il y a une réalité qui existe déjà, de nombreux Français ont des origines africaines, de même que de nombreux Français ou descendants de Français vivent en Afrique. La Françafrique est donc aussi une réalité humaine, avec des échanges, des rencontres, des expériences humaines, même si le nom est connoté négativement. Peut-être pourrait-on donner un nouveau nom à cette réalité, y réfléchir, et trouver des idées pour consolider ces liens et les faire fructifier pour le bien de tous ! En somme, se concentrer sur le positif de la Françafrique pour l'améliorer et mettre derrière nous le négatif. Il y a la possibilité de bâtir une grand espace culturel et économique francophone ; des choses sont déjà faites, mais ce n'est pas suffisant !
Arrêt des émissions de Canal Académie

Deuxième nouvelle qui n'a rien à voir. Mme Claire Boyer nous signale la disparition de la radio de Canal Académie, la radio internet de l'institut de France. Ce site est pourtant une référence incontournable de la culture francophone et propose des émissions de qualité téléchargées de  nombreuses fois (5 millions de téléchargement d'émissions l'année dernière). Sachant le temps qu'il faut pour qu'un site s'organise, se fasse connaître et rencontre son public, il paraît étonnant que l'on coule quelque chose qui fonctionne. Voir à ce sujet l'article de Mme Claire Boyer.
Lecture

Pour ceux qui ont déjà lu mon article sur la baisse du niveau de maîtrise de lecture et d'écriture en primaire, et de mon interrogation sur la pertinence d'y mettre des cours d'anglais en piochant dans les horaires de français, je vous invite à lire cette brochure du SNALC (un syndicat d'enseignants) à la page 8. Voir les 2ème et 3ème points.
Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Données sur la francophonie
commenter cet article
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 11:06

Je réponds ci-dessous au commentaire de Jean-Marc que vous pouvez retrouver dans son intégralité en cliquant dessus. En effet, on lit pas mal tout et n'importe quoi sur la récente déclaration d'Ali Bongo d'instaurer l'anglais au Gabon, il était temps de remettre les pendules à l'heure :

 

 

 

"Votre analyse sur la diffusion du Français en Afrique me semble pertinente mais il faudrait peut-être la nuancer maintenant au regard de tendances récentes.

1°)Si la langue française est en phase 2 ou 3 de son développement [avec un centre qui s 'affirme et qui peu à peu diffuse la langue sur ses périphéries) ] il en est encore de même pour la langue anglaise. L 'Inde , forte de son 1,3 milliards ou plus d' habitants..."

 

 

 

Les impressions ne font pas les faits et il faut rester mesuré. Les changements prennent du temps.
Reprenons : ... la suite ici

Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Données sur la francophonie
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:23

Pour occuper vos fêtes, voici deux reportages :

- le premier, très intéressant, réalisé par Isabelle Baechler et Olivier Robert en 2008 (14min24s) parle de la situation de l'anglais pour ensuite se concentrer sur le français au Québec et sur la francophonie.

 


  - le deuxième, entretien de Jacques Attali présenté par Stéphanie Bonvicini pour Public Sénat, fait le point sur la situation des langues dans le monde, les phénomènes qui jouent sur leur progression et les évolutions à venir. Très bon résumé des informations que l'on peut glâner un peu partout, par un monsieur Attali décidément à la hauteur de sa solide réputation intellectuelle.


 


Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Données sur la francophonie
commenter cet article
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:57

Bonjour à tous,

 

Nous réfléchissons actuellement à l'élaboration d'un nouveau site avec un coéquipier un peu plus au fait que moi des opportunités qu'offrent les blogues et internet. Ce futur site peut être le site de chacun pour peu que cela vous intéresse. La grande nouveauté du futur site, c'est l'ouverture aux autres. En projet : un forum pour échanger, s'entraider, discuter, et la mise en avant de nouveaux collaborateurs !

 

La francophonie, c'est en effet un travail à plein temps, et malgré toute ma bonne volonté, je n'arriverai pas à faire tout ce que je voudrais. En y réfléchissant, ce n'est pas si grave, car au final, mon but n'est pas de tout faire tout seul mais de donner confiance à des personnes qui partagent mes objectifs mais qui n'ont pas forcément le temps de faire tout le travail que j'ai fait pour arriver à attirer l'attention. Par exemple. Cela peut aussi être de donner une tribune à des personnes plus aguerries. J'ai eu la chance d'attirer de nombreux visiteurs, c'est un exploit pour un petit site personnel qui n'avait à l'origine que pour but de mettre par écrit ce que j'avais pu découvrir et trouver et qui n'était pas connu du grand public. Je n'avais d'abord pas tellement confiance en ma capacité à convaincre, mais je me suis rendu compte que de nombreuses personnes ne demandent qu'à être convaincues. Sauf qu'il n'existe pas beaucoup "d'acteurs de la francophonie" qui vont les chercher, qui les interpellent.

 

Il est maintenant temps de passer à la vitesse supérieure. Le nouveau site que je veux faire sera collaboratif. Si vous voulez participer, contactez-moi grâce au formulaire. Je n'enverrai pas de courriel à tous les lecteurs qui m'ont laissé des commentaires ou avec qui j'ai été amené à échanger par courriel. Dans un premier temps, j'aimerais connaître vos suggestions pour la conception de ce site.

 

Pour l'instant, je l'envisage comme suit : j'y tiendrais une chronique, d'autres personnes pourront s'y joindre. Le but sera de faire émerger des articles de fond, argumentés et sourcés sur lesquels on pourra s'appuyer pour convaincre dans des discussions. La reconnaissance de notre langue est plombée par des idées reçues et de l'inertie, nous devons y opposer des arguments solides et irréfutables. Ils existent, les gens ne demandent qu'à être convaincus. Il y a déjà un certain nombre d'articles sur ce site qui seront utilisés et améliorés. On pourra en préparer d'autres.

Ensuite, j'aimerais mettre en place une base de données et des témoignages sur l'utilisation du français dans chaque pays : ceux qui vivent au Québec, comment voient-ils la place du français ? Ceux qui sont en Côte d'Ivoire : qui parle français, comment est-il perçu ? L'Union Européenne ... etc.. Cela a toujours été le parcours du combattant pour trouver des informations dans les méandres de la toile, nous pourrions concevoir de mutualiser nos efforts pour trouver des ressources et devenir un site de référence sur la question.

 

Le forum aura pour but de donner la parole à tous, collaborateurs ou non, pour échanger des informations, coordonner des actions par exemple. Il pourra éventuellement faire émerger des collaborateurs. Une seule condition : vouloir promouvoir le français.

 

Voilà, ce site bénéficie d'une certaine audience, je compte donc m'en servir pour en faire bénéficier le plus grand nombre de personnes qui partagent ce combat. C'est aussi cela le but de ce site : faire grossir la communauté qui se reconnaît dans la francophonie, faire en sorte que tous ceux qui veulent contribuer puissent y contribuer et aient une voix au chapitre.

 

Pour l'instant, nous sommes au début de ce projet, j'attends vos suggestions, et ceux qui veulent donner un simple coup de main (connaissances informatiques, envie de discuter, de démarcher, etc...) peuvent me contacter aussi. Si vous êtes déjà dans le métier ou déjà francophone chevronné, je suis preneur de vos conseils aussi.

 

Je referai le point prochainement sur le site.

Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Présentation du cybercarnet
commenter cet article
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 09:04

Bonjour à tous,

l'AFRAV, une association-soeur, fait une enquête sur les langues utilisées à la SNCF : si vous prenez le train régulièrement, lisez l'annonce suivante, et peut-être pourrez vous témoigner :

 

Comme vous pourrez le lire (http://www.francophonie-avenir.com/Infolettre_RR_SNCF-TGV-Chef_de_bord_Valentin_et_l-anglomanie.htm), pour s'exonérer de respecter la loi, qui exige que lorsqu'il y a traduction d'un texte français, celle-ci doit se faire dans au moins deux langues étrangères,  Guillaume Pépy invoque un décret de 1995 (décret que nous n'arrivons pas à trouver, même sur Internet !), un décret qui dit qu'en zone frontalière « que dès lors que la langue de traduction utilisée est la, ou une langue officielle du pays limitrophe du département dans lequel se situe l'infrastructure, il n'est pas exigé une langue supplémentaire ».

Première remarque :

- À la gare Lille-Europe, si l'Angleterre (et sa langue) ne sont pas loin, la Belgique flamande l'est encore moins. À noter également, qu'à Nîmes, Montpellier ou Avignon, le TGV pour Lille à pour destination finale Bruxelles et non l'Angleterre. Alors pourquoi, l'anglais dans ces TGV ?

Deuxième remarque :

- Si Guillaume Pépy dit qu'il a le droit - au regard du décret de 1995 - d'user d'annonces bilingues français-anglais à Lille parce que l'Angleterre n'est pas loin, il serait alors intéressant de savoir si du côté de Strasbourg les annonces sont bilingues français-allemand, si du côté de Nice, les annonces sont bilingues français-italien, si du côté de Perpignan ou Hendaye, les annonces sont bilingues français-espagnol.

Chers(es) adhérents(es), Cher(es) Amis(es), si vous connaissez une de ces gares, ou si pendant les Fêtes de Noël et de fin d'année, vous avez l'occasion de passer par une d'entre-elle, merci alors d'avoir l'oreille attentive pour nous dire si les messages donnés sont uniquement en français, sont bilingues français-anglais, sont bilingues français-langue-du-pays-limitrophe ou trilingues. Nous pourrons ainsi, forts de vos témoignages, répondre à Pépy, l'anglomaqué.

 

Envoyez un courriel à l'AFRAV ou contactez-moi si vous pouvez fournir un témoignage, ce serait une bonne occasion d'inverser la tendance.

Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Francophonie - mode d'emploi
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 12:35

Une étude vient de sortir, le couperet est tombé : le niveau de maîtrise de la lecture ne cesse de baisser en France. Cette nouvelle est étrangement absente des sites en ligne du Point et du Figaro. Problème de méthode selon Le Monde, il faut tirer profit des expériences dans les pays qui ont réussi et "au-delà des moyens, indispensables, cela suppose des méthodes, efficaces". Libération donne la parole à Vincent Peillon qui vante "le bien-fondé de sa Refondation de l'école, avec sa priorité donnée au Primaire et la réforme de la notation "pour redonner confiance aux élèves"".

Question de méthode, inhibition des élèves... ces analyses font craindre le pire : doit-on changer de méthode à chaque gouvernement ? Doit-on fermer les yeux sur les erreurs des élèves sous prétexte de ne pas les inhiber ? Ces réflexions ne sont-elles pas le résultat d'un prêt-à-penser psychologique qui nie la valeur du travail ?

La solution nous apparaît pourtant limpidement, pour peu que l'on mette certaines données sur la table. Regardons du côté des horaires d'enseignement du français et leur évolution.

 

En primaire :

 

 

Niveau / Années

1923

1938

1945

1956

1969

1977

1985

1995

2002

CP

17h30

15h30

15h

15h

10h

9h

10h

9h

11h

CE1

14h30

13h30

13h45

11h30

10h

9h

9h

8h* / 9h

9h/10h

CE2

14h30

13h30

13h45

11h30

10h

9h

8h

7h30* / 9h

6h* /7h30

CM1

12h00

11h

10h45

9h

10h

9h

8h

7h30* / 9h

6h* /7h30

CM2

12h00

11h

10h45

9h

10h

9h

8h

7h30* / 9h

6h* /7h30

 

* si enseignement de langue vivante

Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Réflexions sur le français
commenter cet article
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 19:11

Pour ceux qui en ont ras-la-casquette de recevoir des emails ou des newsletters et qui préféreraient recevoir des courriels et des lettres d'information (infolettre), je vous propose un courriel type que j'ai envoyé et qu'il ne vous reste qu'à copier/coller et personnaliser. En deux minutes, vous faites votre BA francophone ! N'oubliez pas : si vous avez de quelque manière que ce soit un poste ou une responsabilité qui vous permet de traduire des mots, profitez-en en douce, ce sera toujours ça de pris ! Et vous avez la loi de votre côté (voir FranceTerme qui reprend le BO). Bon courage à tous !

 

Bonjour,
j'ai reçu une offre de votre hebdomadaire Télérama. Je me permets de vous faire une petite suggestion : pourquoi n'emploieriez-vous pas le terme courriel à la place d'email. En effet, email est la contraction de "electronic mail" et son équivalent français dont l'usage est recommandé par le Journal Officiel du 20/06/2003 est courriel, contraction de "courrier électronique". Ce mot a l'avantage d'être basé sur des bases (morphèmes) françaises. Plus nous serons nombreux à l'utiliser, plus il aura de chances d'être repris et utilisé, et cela renforcera la qualité de notre langue. La qualité de notre langue ne s'impose pas toute seule, mais seulement si nous le souhaitons et nous en donnons les moyens. Aussi je fais appel à votre contribution et vous saurais reconnaissant dorénavant de bien vouloir utiliser ce mot et de faire suivre ce courriel et ces recommandations aux personnes concernées.
Pour information, un anglicisme assez courant, newsletter, a pour équivalent lettre d'information ou infolettre.
Si vous avez un doute concernant l'usage d'un mot "franglais", vous pouvez consulter le site du gouvernement :
http://franceterme.culture.fr/FranceTerme/
Voir aussi l'article :
http://lefrancaisenpartage.over-blog.com/article-france-terme-vous-pouvez-le-dire-en-francais-77954538.html
Cordialement,
XXX
 : XXX
http://lefrancaisenpartage.over-blog.com/

Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Francophonie - mode d'emploi
commenter cet article
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:00

Si l'on met des personnes de langues différentes à vivre ensemble, il y aura une forte propension à l'homogénéisation de la langue en commun, c'est ce que l'histoire nous enseigne. La question que l'on peut se poser, c'est de savoir quels facteurs provoquent le mouvement vers une langue plutôt qu'une autre ? La réponse n'est pas forcément binaire puisqu'il a existé tout au long de l'histoire des phénomènes de créolisation.

 

Assimilation et créolisation : exemples avant la Renaissance

 

En France, les Gaulois ont appris le latin, lui même influencé par le grec de par l'occupation romaine. Les Francs qui ont ensuite pris la relève des Romains se sont assimilés eux-mêmes à cet ensemble et la langue de l'ensemble des personnes tend à s'homogénéiser au bout d'une période. C'est ainsi que dans ce cas, les Francs ont laissé leur langue germanique de côté même s'ils ont apporté du vocabulaire dans ce qui est devenu le français, dont le nom vient de la peuplade des Francs mais qui est en réalité plutôt un rejeton du latin avec un soupçon de lexique germanique.

 

Autre exemple : quand les Vikings sont arrivés pour piller la France et ses monastères au IXe siècle, notamment le long de la Seine jusqu'à Paris, le roi de France Charles le Simple leur a accordé le comté de Rouen (Haute-Normandie actuelle) en 911, en échange de quoi leur souverain, Rollon, devenait un vassal du roi, ses vikings (devenus Normands) défendaient la Seine (l'entrée de Paris) et la Normandie contre les pillages et ils se convertissaient au christianisme. Les Normands se sont donc installés. 155 ans plus tard, Guillaume Le Conquérant réclame le trône d'Angleterre et l'obtient (victoire de Hasting) ; quelle langue parlent ces conquérants descendants de Rollon et de ses hommes ? Une langue scandinave ? Non, le "normand" si l'on peut dire, variété dialectale du français. C'est que les envahisseurs se sont fait assimilés, du fait de leur infériorité numérique pour une part et du fait de leur mélange avec la population autochtone.

 

Suite de l'article ici.

Repost 0
Published by Marc Beaufrère - dans Réflexions sur le français
commenter cet article