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  • : Ce site a plusieurs vocations : - faire le point sur la situation du français - donner des informations et des réflexions sur le français - partager des découvertes francophones d'à travers le monde
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:44

Je ne connais pas grand chose à la musique québécoise actuelle à part ce que l'on diffuse en France (Coeur de Pirate, Céline Dion, Garou, Diane Tell...). Je ne suis jamais allé voir ce qu'il pouvait y avoir d'intérêt si ça ne venait pas jusqu'à moi. Il est d'ailleurs intéressant pour un Français de constater que certains chanteurs francophones puissent être connus et avoir un public avant d'être connus en France. C'était le cas de Coeur de Pirate que Julien Doré a fait connaître en France mais qui avait déjà une certaine notoriété. D'autres n'ont pas forcément eu la chance d'élargir leur audience grâcé à un intermédiaire, il manque sûrement des ponts entre la chanson québécoise et la scène française même s'il y en a déjà.

 

J'avais quand même découvert l'ovni Pierre Lapointe (rien à voir avec Bobby) au hasard de mes pérégrinations sur la toile. Univers un peu inquiétant voire sinistre (La forêt des mal-aimés, Au bar des suicidés), avec un sens de la poésie évident, on pourrait appeler ça de la chanson rock décadente.

Sinon, davantage grand public, j'avais bien aimé "Deux par deux rassemblés", à la chorégraphie amusante :

 


 

Récemment cependant, un interlocuteur m'a signalé quelques groupes québecois de type "rock indépendant" qui sont apparement très connus au Québec.

 

Bernard Adamus - La Brise

 

Bernard Adamus est un auteur-compositeur-interprète d'origine polonaise. Je ne comprends pas tout ce qu'il dit, mais voici une complainte planante qui évoque un peu les Pink Floyd, et qui se termine par un surprenant et lancinant solo de la choriste. Ca mérite d'être écouté jusqu'au bout :

 

 


 
Malajube - Etienne d'Août

Malajube est un groupe de rock indépendant québécois. Etienne d'Août est une chanson très agréable à écouter, un peu triste, mais de façon un peu "cathartique" on pourrait dire, c'est agréable :

 

Karkwa - Marie tu pleures

 

Karkwa est un groupe québécois qui tourne depuis 1998. Encore des inconnus pour moi (désolé les Québécois !). Voici un titre sympa : 

 


 

N'hésitez pas à m'envoyer vos coups de coeur si vous voulez les partager aussi !

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Published by Marc Beaufrère - dans Musique
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 16:00

 

Je me suis procuré un livre sur la chanson française qui remonte jusqu'aux années 20. Si j'ai déjà entendu parler de certains chanteurs / ses, je ne peux vraiment les situer et les appréhender qu'à partir des années 50 / 60. En effet, à part "Douce France" de Charles Trénet, "Le Chant des Partisans" ou quelques chansons de la résistance que je connais "accidentellement" ("Faut pas Francine", de Fernandel), la chanson française commence pour moi dans les années 60. Comme s'il y avait un avant et un après. On le sent d'ailleurs au niveau des radios comme Nostalgie ou Chérie FM, sans doute est-ce lié davantage à la qualité des enregistrements avant les années 60 avec leurs grésillements qu'à la médiocre qualité des chansons. C'est là où la technique rejoint la diffusion d'oeuvres culturelles.

 

Je me propose de faire sur ce blogue un petit retour sur l'histoire de la chanson française par époques. J'ai déjà commencé avec certains thèmes (chanteurs d'origine italienne, zouk, rock français des années 80...), je vais maintenant me consacrer au courant de variété qui traverse la chanson française et l'approfondir par époque et par rapport à ce que je connais le mieux. Je m'excuse donc auprès de mes lecteurs pour les auteurs que je vais passer à la trappe faute de bien les connaître.

 

Les Années 50

 

Comme je le disais, c'est une période que je connais peu mais qui voit l'émergence de certains grands chanteurs qui vont devenir célèbres ultérieurement. Pour être un minimum exhaustif, je vais citer quelques chanteurs ultra connus à l'époque sans pouvoir développer davantage : c'est le début de Boris Vian (Le Déserteur, Vas-y Francky), Guy Béart (L'Eau Vive), Luis Mariano, Bourvil, Juliette Gréco.

 

... la suite ici

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Published by Marc Beaufrère - dans Musique
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 18:58

Qui connaît la différence entre une cranberry et une canneberge ? Réponse : le nom ! La cranberry est le nom anglais de la canneberge, ou disons que les Québecois l'appelle canneberge car en France... hé bien, que dis-t-on ? C'est ce que j'ai essayé de voir, histoire de faire une petite enquête. C'est parti !

 

Contexte de l'enquête

 

Travaillant dans le bio, je vends des canneberges. Seulement, certains clients demandent des cranberries et certains se méfiaient au début quand c'était marqué "canneberge" et que je leur expliquais que cranberry est le mot anglais ; d'autres me croyaient sans problème.

Toujours est-il que j'ai fait un petit tour des catalogues et j'ai regardé quelle appellation était utilisée pour les canneberges vendues en baies séchées, en jus ou en complément alimentaire, et j'ai essayé de recouper ça avec l'implantation géographique de la société. J'ai fait également un petit tour sur la toile pour compléter.

 

J'ai constaté ceci :


- le mot canneberge est utilisé seul par Rapunzel (société allemande), par Pural (société française basée en Alsace, mais spécialisée surtout dans l'import de produits allemands) (les images en ligne ne sont pas à jour (utilisation du terme cranberry), mais en magasin on trouve le mot canneberge), par Comptoir des Saveurs (dans le 60, Oise), par Nat&Form (?), par Jus Bio & Cie (35; Ille et Vilaine), Nutra Fruit (Québec). En regardant sur la toile, j'ai vu que les Québecois la vende sous l'appelation canneberge avec parfois le rappel du mot cranberry comme équivalent.

 

- le mot cranberry est utilisé par Priméal (Ardèche), par Prosain (Pyrénées Orientales),  par Vitamont (47, lot-et-garonne), par Elite Naturel (?) (avec l'appellation Airelles rouges) par Superdiet (59, Nord) et Phytonature (Belgique)


- Canneberge et Cranberry sont utilisés chez BioVit'am (?), par Solgar (région parisienne, 77) et Le Sillon (Franco-Hollandais), vitaflor bio.

 

Au final, je suis agréablement surpris car en magasin, je n'avais vu que Jus Bio et Cie, Rapunzel et Pural qui utilisaient le mot Canneberge. Au final, l'utilisation du mot canneberge est relativement répandue pour les produits vendus en France, et semble être dominante au Québec. S'il y en a plus qui utilisent le mot canneberge seulement, vu les implantations des marques et les volumes vendus, c'est en vérité légèrement plus équilibré en faveur de l'utilisation du mot cranberry. Enfin, quelques uns ont choisi de mettre les deux appellations. Il n'y a donc pas vraiment de corrélation entre l'origine géographique de la société et l'appellation canneberge ou cranberry sauf pour le Québec. J'avais noté pour d'autres produits que les entreprises étrangères qui voulaient vendre des produits en France, y compris des britanniques utilisaient souvent le mot français recommandé tandis que les sociétés françaises utilisaient souvent les anglicismes. Ce n'est ici pas la règle générale, mais sinon, je pense que cela s'explique par la méconnaissance des sociétés étrangères de l'appellation la plus commune ou par la volonté d'être en conformité. Les Français n'ont pas à faire leur preuve quant à leur "francité" et utilisent volontiers des anglicismes, soit par méconnaissance de l'équivalent français (ils n'ont pas repéré que c'était un anglicisme qui avait un équivalent français), soit par volonté de faire "ineternachional" (= Etats-Uniens).

 

Ce qu'il faut faire


Il est bon de rappeler que l'appelation qui doit prévaloir en France est le terme "Canneberge" et que "Cranberry" est un anglicisme. Notons cependant que le mot cranberry a été connu du public français en premier lieu. Pour ne pas perturber le client, mais tout en suivant les recommandations, il est conseillé de mettre le terme français d'abord pour souligner que c'est le terme qui doit être utilisé, avec éventuellement l'appellation anglaise entre parenthèses pour permettre aux clients qui ne connaissent que le terme anglais de s'y retrouver, comme suit : Canneberge (Cranberry), avec le terme anglais de même taille ou en plus petit.

L'avantage de cette typologie est que cela amène un cercle vertueux : les commerciaux et autres entreprises qui regardent systématiquement la concurrence voient le terme français et finissent par le considérer comme en usage, et l'utilisent à leur tour dans leurs sociétés.

 

Une petite anecdote


Au magasin bio, nous vendons des canneberges en vrac. Sur l'ardoise, j'ai noté "Canneberge" et j'ai programmé sur l'ordinateur l'appellation "Canneberge / Cranberry" pour que cela sorte sur le ticket de caisse. Au début, les clients me demandaient des Cranberries et je leur montrais les Canneberge en leur expliquant que cranberry était le mot anglais. Au bout de quelques mois, à peu près tous les clients me demandent des canneberges. Comme quoi, il suffit de peu d'efforts pour changer les choses. Ceci dit, il aurait été plus judicieux (si j'avais eu la place sur l'ardoise) de mettre les deux appellations afin d'être sûr que les clients ne partent pas sans ; ce serait vraiment un problème dans un plus grand magasin genre hypermarché.


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Published by Marc Beaufrère - dans Réflexions sur le français
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 09:44

Faute de temps, je n'ai fait que relayer quelques réactions sur l'article 2 du projet de loi Fioraso, concernant l'extension des possibilités d'enseigner en anglais à l'université. Il semble que le débat gagne en ampleur et qu'enfin certains dirigeants politiques et syndicaux s'emparent du débat. Cela a au moins le mérite de mettre le débat sur la langue française et sa promotion (plutôt défense dans ce cas précis) sur la table. Le combat est pourtant loin d'être gagné, car le niveau des connaissances des enjeux est très faible et ce projet risque de passer grâce à de vagues idées à partir desquelles on passe en raccourci à des conclusions hâtives (il faut parler anglais pour réussir ; il ne faut pas se fermer, mais s'ouvrir, ne parler que français, c'est se fermer, il faut donc ouvrir des universités en France au cursus entièrement anglais). Les arguments qui sont médiatisés sont assez faibles d'un côté et de l'autre, il faut donc faire connaître les vraies enjeux et affûter nos arguments. Si les intentions sont louables, les modalités sont très discutables, voici pourquoi.

 

Que dit le projet de loi Fioraso ?

 

Pour bien comprendre les enjeux, je vais devoir contextualiser un peu. Le projet de loi Fioraso complète et amende le texte décrivant les "Missions de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche" ; ce texte est le cadre de notre politique de l'enseignement supérieur et de la recherche. Mme Fioraso souhaite donc "mettre à jour" ce texte pour s'adapter aux réalités modernes. ...la suite ici

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Published by Marc Beaufrère - dans Réflexions sur le français
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:00

Quelques informations qui éclairent cette fameuse réforme Fioraso qui voudrait angliciser notre enseignement universitaire. Si la volonté est louable (attirer les étudiants étrangers), les arguments retenus montrent une méconnaissance des enjeux et une absence totale de volonté et d'ambition pour notre langue... ce n'est pas en attendant que les Américains promeuvent notre langue que quelque chose va se passer...!

Vous pouvez donc retrouver ici une intervention de Pouria Amirshahi très bien construite et argumentée, elle synthétise les principales objections à ce projet ; M. Amirshahi mériterait d'ailleurs d'avoir ses entrées au Ministère de la Francophonie pour faire valoir ses arguments, et à l'oreille de notre gouvernement :

Voir aussi l'article de Mme Claire Goyer de DLF-Bruxelles.

 

Marianne1

Marianne2.JPG

 

 

 

 

 

 

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Published by Marc Beaufrère - dans Données sur la francophonie
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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:07

Du 8 au 15 août 2013 aura lieu à Saint-Aubin-sur-mer (à 15 km de Caen) la semaine acadienne, un festival avec de nombreux concerts de groupes acadiens, québecois, du Nouveau-Brunswick... avec la projection de films, le partage de repas, et qui se terminera le 15 août par le fameux "tintamarre".

 

 

jAffiche-2013-OK2---copie.jpg

 

Ce festival commémore l'arrivée sur les plages françaises autour de Saint Aubin lors du débarquement de contingents canadiens, et notamment des francophones d'Acadie qui venaient libérer leurs cousins d'outre Atlantique ! Cette commémoration se fait sous le signe de la fête, et si vous êtes intéressés, de nombreuses activités et évènements s'adressent à toute la famille. C'est aussi l'occasion de (re-)découvrir l'histoire de ces fiers francophones. Pour retrouver le programme, allez sur ce lien du site de la semaine acadienne, il y a des activités tous les jours !


semaine_acadienne.JPG

 

J'avais déjà parlé de ce festival dans un précédent article, cliquez dessus pour y voir des photos du festival.

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Published by Marc Beaufrère - dans Lieux de francophonie
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 19:14

Je tenais à vous faire partager quelques découvertes musicales francophones glanées ici ou là... 

 

Pupkulies & Rebecca - Fou de Toi

 

(Envoyé par Salubas)  Autour de la charmante Rebecca, deux allemands envoient du son électro. Leur musique a un côté feutré, propre et joyeux, les paroles sont simples mais positives. Ce groupe fait un peu penser à Pink Martini pour leur côté polyglotte, pour ceux qui connaissent, ils enregistrent des chansons en français, anglais et allemand. On imagine ce genre de chansons passer dans les bars pour cadres parisiens avec leur côté musique d'ambiance ("lounge" en anglais). Ce groupe est une vraie surprise !

 

 


 

... la suite ici

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Published by Marc Beaufrère - dans Musique
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:35

Enchante.jpg

 

Pour changer un peu des mes articles parfois austères pépères, j'aimerais vous parler d'un livre que je viens de découvrir : « Enchanté de faire votre plein d'essence ! » de Marie Treps.

 

Un quidam inattentif dans une librairie survolant la pochette présentant la gravure de type XIXe siècle s'attendra à un ouvrage sur la politesse au XIXe siècle (sujet rassembleur, certes!); mais au bout de quelques instants, le style d'écriture différent de « plein d'essence » et la suite « et autres joyeuses calembourdes » l'alertera sur le contenu du livre dont le sujet est le calembour, le pataquès... réunis sous le terme de calembourdes (je fais partie de ceux qui n'avaient pas remarqué que calembourde est construit sur le principe qu'il désigne...).


L'auteure de ce livre, Marie Treps, est une universitaire, linguiste et sémiologue. Pour autant, il ne faut pas s'effrayer de ce que l'on va trouver dans ce livre. Dans la première partie, Marie Treps fait son travail de linguiste et revient sur ce que sont les calembours et les pataquès puis sur leur histoire et la façon dont ils ont été perçus par différents auteurs français. L'auteure a l'esprit de précision et est pédagogue : elle sait restituer tous les sens du mot avec simplicité et en expliquer l'intérêt : ... la suite ici

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Published by Marc Beaufrère - dans Livres
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:57

Une fois n'est pas coutume, je voudrais saluer l'initiative d'une entreprise : Renault. On devrait s'inspirer de ce qu'ils font pour l'image de la marque France et faire la même chose pour notre langue. Enfin un peu d'audace et de fierté, visionnez cette publicité :

 

 


 

Je passe sur la French Touch, quand même traduite par "La Toucheuh franSSssaiizeu"... la démarche est bonne, on arrête les complexes, on ose l'audace et l'humour. Pensons à remplacer le "Made in France" par "Fabriqué en France" ou "Qualité France" lorsque cela se présente et on sera tout bon (Jacques...).

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Published by Marc Beaufrère
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:55

Communiqué du Ministère de la Culture et de la Francophonie que je vous retranscris tel quel :

 

L’édition 2013 de la Semaine de la langue française et de la Francophonie a été lancée ce matin au ministère de la Culture et de la Communication, en présence de Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, ainsi que de nombreux auteurs ayant choisi le français pour langue d’écriture.

Du 16 au 24 mars 2013, la Semaine de la langue française et de la Francophonie sera le rendez-vous des amoureux des mots avec plus de 2 000 manifestations organisées en France comme à l’étranger. Elle offrira au grand public l’occasion de fêter la langue française en lui manifestant son attachement et en célébrant sa richesse et sa diversité. Ce temps fort est également l’occasion de valoriser la myriade de projets réalisés autour de l’opération, menée en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, «Dis-moi dix mots semés au loin» tout au long de l’année scolaire.

Cette nouvelle édition mettra en lumière l'attrait exercé par la langue française, car si les langues du monde n’ont cessé de « se céder des mots », c’est au français qu’elles ont historiquement le plus emprunté. Cet attrait s’illustre par le nombre de mots, de tournures ou d’expressions qu’elle a « semés » dans d’autres langues. De l’espagnol au polonais, du russe au portugais, en passant par l’anglais, nombreuses sont les langues qui ont reçu cette part de français en héritage.

Après avoir évoqué à cette occasion les raisons pour lesquelles nos concitoyens pouvaient garder confiance dans la capacité de la langue française à exprimer des valeurs de modernité et de progrès, un hommage particulier a été rendu aux nombreux créateurs qui, n’ayant pas le français pour langue d’origine, ont choisi le français pour s’exprimer.

Afin de témoigner symboliquement de ce « désir de français », la ministre a pris l'initiative de créer un prix littéraire qui sera décerné, à partir de l’an prochain, à « l’auteur d’un ouvrage écrit en français par un écrivain dont ce n’est pas la langue maternelle ».


Retrouvez le programme de la Semaine de la langue française et de la Francophonie sur le site www.dismoidixmots.culture.fr

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