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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 11:05

Henriette Walter est une linguiste réputée et est professeur émérite à l'université de Haute-Bretagne à Rennes. Elle a écrit un certain nombre de livres dont certains sont abordables pour les non-spécialistes.

Pour ma part, j'ai lu deux de ses livres qui m'avaient beaucoup intéressé à l'époque et je vous les recommande :

  Henriette-Walter.jpg

- Honni soit qui mal y pense est un livre sur les apports de la langue française en anglais, dont l'importance est surprenante pour quelqu'un qui se penche sur le sujet pour la première fois. En effet, l'anglais est une langue germanique, dont ses premiers locuteurs venaient d'un endroit vers le nord de l'Allemagne, en dessous du Danemark, si mes cours d'histoire linguistique sont exacts. Cette langue était donc l'ancêtre de l'allemand moderne mais a bifurqué sous l'influence de l'histoire et de la géographie. Ainsi, les ancêtres des anglais qui se sont installés en Angleterre ont pris des mots aux personnes qui y vivaient déjà mais ont également subi des apports massifs du français deux fois. La première, lors de l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant qui y a amené ses amis, sa cour, sa langue. Sa langue n'était pas le viking mais le français tel qu'il était parlé en Normandie. Ainsi, j'ai appris récemment que Richard Coeur de Lion ne parlait pas anglais mais français et préférait séjourner à Rouen qu'en Angleterre. La perte des terres françaises a obligé les monarques anglais a apprendre la langue de leurs sujets d'outre-Manche et a donc paradoxalement diminuer l'influence du français sur l'anglais. Cependant, la Renaissance a apporté une deuxième vague de mots français, ou latins mais par l'intermédiaire du français. Le français a donc influencé l'anglais pendant assez longtemps. Ce qui est amusant, c'est d'observer certains phénomènes comme : ... la suite ici

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commentaires

Mounet 19/02/2012 21:45




Les mots anglais est issu à : 30 % de l anglo-saxon, (exemples : pig, sheep), puis à 30 % de français médiéval, car imposé à la cour par Guillaume le Conquérant, en 1066, et cela dura 300 Ans.
(exemple : nation, author, porc, mutton) et 40 % de normand (le dialecte cauchois qui est un melange de picard et de viking, car Guillaume le Conquérant avait remplacé toute la noblesse
ango-saxonne par ses soldats (capitaines et lieutenants) , qui ne parlaient que le dialecte cauchois exemple : cat, chair, wage, garden)  

Marc Beaufrère 26/02/2012 11:41



Tirez-vous ces informations d'un livre d'Henriette Walter ou d'un autre auteur ? Partagez vos sources que l'on puisse approfondir nos connaissances ! Merci pour la contribution, à bientôt.



Yannik CHAUVIN 25/02/2011 08:46



Bonjour,


J'aimerais savoir pourquoi (explication linguistique) de nombreux mots français (ou normands) troquent leur initiale gutturale - Gu - pour un -W- en traversant la Manche : ex.
Guillaume-William, Garde-robe, wardrobe, etc.


Merci de votre aide


 


Yannik Chauvin



Marc Bf 28/02/2011 16:45



Bonjour,


je ne sais pas si l'on peut retrouver une explication, tout au plus peut-on constater le phénomène. Bien sûr, chaque langue et parfois dialecte a son système phonétique et lorsque l'on disait
chat à Laval ou Orléans, on disait cat (et on le dit encore parfois) dans la Manche et le Calvados (Ce qui a amené le "cat" anglais). Je n'ai jamais lu d'explication, juste des constatations.
Certains sons n'existent pas dans une langue et la transcription se fait donc approximativement. Peut-être le son -gu- n'existait-il pas au moment de la transcription en anglais de ces mots mais
j'en doute. Peut-être le son -gu- était-il déjà prononcé -w- en Normandie et fut-il importé tel quel. En allemand, Guillaume donne Willem (avec W qui se prononce -v-). Pourquoi ?


Louis-Jean Calvet, éminent linguiste, n'avance aucune explication à ce genre de phénomène : "Les lois phonétiques nous expliquent par exemple qu'un o ouvert accentué latin se
diphtongue régulièrement en uo en italien, en ue en espagnol et donne eu en français (j'utilise ici, par souci de simplification, la notation
alphabétique classique) [je fais de même dans mes exemples précédents] : foco en latin, fuoco en italien, fuego en espagnol et
feu en français... Et en multipliant cet exemple par mille, nous pouvons avoir une certaine idée des transformations phonétiques de ces langues. Mais nous en restons ainsi à la
surface des choses, nous ne voyons que la forme du changement et non pas ses racines sociales profondes."


Les hypothèses que l'on peut émettre : plus grande facilité de prononciation de -w- que de -gu- ou distribution d'un son plus ancien de caractéristique différente vers ces deux phonèmes.


Peut-être trouverez vous une explication en posant une question sur le forum de langue : http://www.languefrancaise.net/forum/index.php