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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 16:36

 

Différence entre l'Écosse et le Pays de Galles

 

Au Pays de Galles, une certaine minorité, environ 20% de la population, parle une langue qui existait avant l'arrivée de l'anglais : le gallois. C'est une grande source d'étonnement et d'admiration pour qui connaît l'histoire des langues. En effet, le Pays de Galles a été soumis militairement et définitivement par les anglo-normands en 1282. L'union avec la Grande-Bretagne se fit officiellement en 1536, ce qui veut dire que plus de 700 ans d'occupation du Pays de Galles ne sont pas encore venus à bout de cette langue et de sa culture. A titre de comparaison, en Écosse, c'est le roi Jacques VI (James VI) qui devient Jacques Ier d'Angleterre. Il y avait bien eu des guerres et des essais d'invasion au Moyen-Age, mais qui de durèrent pas. L'Écosse n'a donc pas été envahie mais s'est unie à l'Angleterre par le traité d'Union de 1706. Pourtant en 2001, un recensement établissait à environ 1% (60 000) le nombre de locuteurs du gaélique écossais. Ce déclin linguistique ne s'est cependant pas effectué seulement sur les 300 dernières années mais avait commencé bien avant, dès le moyen-âge.

On peut se demander ce qui fait qu'une langue en contact avec une autre recule ou résiste. A la lecture de différents articles sur la wikipedia, j'ai plusieurs hypothèses pour expliquer cela.

 

Suite de l'article en cliquant ici.

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commentaires

Mutur Zikin 02/04/2010 22:57



Je voudrais amener deux points. Premièrement, j’aime bien la règle en français pour les ethnonymes qui demande la majuscule (wink). Mon second point est que malheureusement, même si l’on devait
arriver à 100% de bilingues, on fera que des galloscripteurs, pas de galloparlants. Je vous propose cette lecture. Lisez les pages 105, 106 et 107 sur la Politique linguistique et
enseignement des langues de France. Vous verrez que c’est bien pire que ce que l’on pense pour toutes les langues minoritaires qui essayent de survivre. Le basque est en train de disparaitre
en France. En Espagne, même si 90% des gens de moins de 25 ans sont capables de comprendre tout de l’euskara, il n’est pratiqué que par entre 5 et 10% de ces mêmes jeunes. Ça, c’est quand on ne
se compte pas de menteries sur la réalité.
Merci pour la pertinence de votre article et la recherche.



Marc Bf 07/02/2011 18:29



Oui merci pour votre remarque justifiée : j'ai essayé de faire un effort sur l'utilisation des majuscules en relisant certains de mes articles et en les corrigeant, mais c'est assez fastidieux...
je ne sais pas si j'aurai le courage de terminer un jour !


Le débat sur l'utilisation des langues minoritaires, son intérêt... est très complexe. Des dynamiques sont à l'oeuvre qu'il convient de bien analyser pour pouvoir avoir une chance de les
inverser. Dans le cas de l'Irlande, que je connais bien, le gaélique a continué à reculer et à disparaître alors que le pays est indépendant depuis plus de 80 ans. Il me semble que la population
gaélophone a atteint un seuil critique et qu'il sera difficile de réinverser la tendance car il faut donner la possibilité de vivre dans sa langue et si l'on permet dans une ville comme Galway
aux personnes de vivre sans connaître un mot d'irlandais, alors tôt ou tard tout le monde s'adaptera pour parler anglais. C'est le problème de l'urbanisation, machine à uniformiser selon la
langue dominante. D'où l'intérêt des quartiers gaéliques et des écoles d'immersion, les Gaelscoileanna (http://en.wikipedia.org/wiki/Gaelscoil), d'où l'intérêt de permettre la vie de tous les
jours en irlandais : magasins, administration, etc...


Je suis moins pessimiste pour le Pays de Galles où de nouveaux arrivants sont scolarisés en gallois, point vital pour que ceux qui sont de langue maternelle galloise n'aient pas à parler anglais
aux noveaux arrivants. La langue est le lien verbal de deux personnes, il s'agit donc de multiplier les possibilités de liens en gallois ; à défaut de n'avoir que des personnes de langue
maternelle galloise, il s'agit de garder ceux qui le parlent et de rendre les autres au moins récepteurs de cette langue afin que les échanges puissent se faire dans cette langue. C'est
une politique de longue haleine et qui demande un effort d'imagination constante mais c'est un défi passionnant.


Pour en revenir aux langues minoritaires en France, je ne crois pas beaucoup à leur avenir à part peut-être pour l'alsacien et le Corse si des mesures énergiques sont prises (scolarisation
bilingue des nouveaux arrivants notamment). Pour le reste, je ne crois guère à l'avenir de l'occitan, du breton (langue d'immigrés celtisants de Grande Bretagne qui se sont réfugiés dans ce qui
est devenu la (petite) Bretagne, et non pas des autochtones, ne l'oublions pas). Quant au basque, sujet qui vous est cher, je le sais, je ne connais pas bien sa situation mais son avenir me
paraît assez compromis dans sa partie française tout du moins. C'est l'assimilation à la française, avec la volonté d'unifier un peuple autour d'une langue pour développer la conscience
d'appartenir à un pays. En parallèle, on assiste à un apport important de lexique anglais dans le français, 2e volet de l'uniformisation mondiale... C'est un peu la fusion des cultures et des
langues à tout va. Les anglais ont longtemps emprunté au français et leur langue est finalement un créole de substrat germanique et de lexique d'origine latine, avec une pincée de langue
"viking". Peut-être est-ce là l'avenir de notre langue également ? Une langue latine imprégnée de vocabulaire anglais avec une pincée de mots arabes. L'avenir nous réserve tellement de surprises
!