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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 19:14

Même en plein milieu rural, des militants de la francophonie agissent ! Tout le monde connaît le mot franglais pour désigner l'endroit où l'on campe ("camping"), mot qui au passage n'est pas employé dans ce sens en anglais, puisqu'il correspond au verbe français "camper". En anglais, on dit "campsite" ou "camping site". Découvrez, pour ceux qui ne le connaissaient pas, le terme français sur ces photos (ce n'est pas au Québec, mais bien en France !)

 

Campiere1.JPG

Campiere2.JPG

 

Certains diront que quasiment tout le monde utilise le terme franglais et que cela ne reflète pas la réalité, que cela ne sert à rien. Ce qui est certain, c'est que la magie n'existe pas, et que si l'on ne fait pas des petits pas comme ça, rien ne changera. Dans ce genre de situation, ce qui se passe, c'est que si l'on diffuse le terme campière, les deux termes coexisteront pendant un temps, avec les habitants proches du site (et exposés au panneau) utilisant le mot "campière" tandis que d'autres utiliseront le terme franglais. Mais avec la généralisation des panneaux, cela renverrait aux touristes, aux habitants, etc... l'idée que le terme français s'est imposé dans le langage courant.

Au départ, lorsque l'on importe un concept, on importe bien souvent le mot qui va avec, surtout lorsque les personnes qui importent le concept maîtrisent assez mal la traduction et les langues. J'ai remarqué que ce sont souvent les personnes unilingues français qui utilisent le plus d'anglicismes en pensant que ce sont des mots français branchés alors que les anglicistes savent que les mots qu'ils utilisent ne sont pas français (mais c'est parfois le premier mot qui leur vient à l'esprit). Ainsi les gens qui parlent mal anglais utilisent du "ouite spirite" alors que les anglicistes utilisent du "ouaïte spirit". J'ai même entendu une petite dame me dire qu'elle allait au "coccimarké".

Pour revenir à notre campière, saluons cette utilisation de termes fabriqués selon des règles de construction des mots (lexicales) à partir d'éléments français courants et applaudissons cette initiative, un petit pas vers la francisation de notre environnement (car c'est exactement ce genre d'actions qui fait évoluer les choses).

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Published by Marc Beaufrère - dans Francophonie - mode d'emploi
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commentaires

Jean 28/05/2012 20:24


Très bon site merci de participer a la défense de notre belle langue les jeunes français commences a se réveiller, et bientôt comme le Québec il se battront pour défendre leur langue !

Marc Beaufrère 09/06/2012 12:21



Merci pour vos encouragements !



supve 12/05/2012 19:25


Bonjour,


Même si je souscris à votre article, il me semble que Campière est le nom du camping et non pas un néologisme.


Par ailleurs, même si en matière de néologisme l'initiative privée est importante, il me semble qu'une certaine coordination doit prévaloir (peut-être au
niveau de l'OIF) afin de ne pas avoir dans telle région un "camping", ailleurs une "campière" et encore un "campage". En étant un peu plus visionnaire, une collaboration au niveau de l'Union
Latine est aussi importante afin d'avoir un cohésion entre les langues latines comme ce fut (en partie) le cas pour "Ordinateur".

Marc Beaufrère 14/05/2012 15:47



Bonjour,


vous n'êtes pas le seul à émettre ce doute. Que je vous rassure, je suis allé vérifier sur place, campière n'est pas le nom d'un camping mais bien son substitut.


Quant à votre souhait pour une coordination, je suis un peu sceptique. Autant dans l'idée, je suis d'accord que le fait de se mettre d'accord sur un terme est une bonne chose, mais encore faut-il
que d'autres termes soient avérés dans la pratique et que les personnes qui posent ces panneaux s'intéressent aux enjeux de la francophonie, ce qui n'est pas forcément le cas de tout le monde.
J'essaie d'être pragmatique et je ne vois pas comment les choses changeraient d'en haut à moins que la concertation débouchent sur des lois ou des bulletins officiels sur lesquels s'appuyer pour
obliger les personnes qui continuent à employer d'autres termes pour l'affichage à se conformer à ce qui a été décidé. Je serais curieux de savoir comment le terme ordinateur a réussi à s'imposer
dans le langage, quelle démarche a été utilisée et mise en oeuvre.


Qu'on m'explique comment faire autrement que par la concertation PUIS la loi, car sinon les fleuves continuent d'emprunter le même chemin.