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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 16:58

On me dit souvent lors de conversations (mais pas sur mon site) qu'il faut être réaliste, que tout le monde parle anglais et que mon combat est colonialiste / nostalgique ou tout autre qualificatif négatif. Considérations générales qui ne veulent pas dire grand chose. Ce fameux tout le monde qui sert d'argument ultime. C'est pour moi l'occasion de revenir sur quelques idées reçues pour nous déconditionner, ou nous décoloniser comme me dirait un correspondant.

 

Introduction

C'est étonnant de voir les résistances qui surgissent dès lors qu'il s'agit de défendre le français. Tout de suite, de nombreuses personnes pensent colonisation (donc cela fait fasciste / colonialiste de vouloir imposer le français), triomphe de l'anglais (donc il faut s'y mettre).

Défendre le français... La tâche peut sembler tellement immense qu'elle en est effrayante. Mais ce combat, ce n'est pas juste utiliser le mot courriel et s'énerver de voir un pays comme le Rwanda qui généralise l'usage de l'anglais. C'est peut-être bien mais cela n'est pas forcément très efficace, voire même utile, même si cela peut nous réconforter de se retrouver dans le même combat. Pour avancer dans un combat, il faut savoir dans quel cadre on agit, quels sont nos objectifs, etc... Déjà il faut bien admettre que l'on avance dans un cadre légal : il ne s'agit donc pas de décider à la place des autres (souhaiter l'imposition du français dans un pays souverain comme le Rwanda) mais d'agir là où l'on a le droit d'agir. Cela restreint donc le combat : en France pour ceux qui y vivent et dans les institutions où l'on peut utiliser le français.

 

Déconditionnement

D'abord il faut se déconditionner : suite de l'article ici

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commentaires

d'ELLOY 28/07/2012 13:36


 Entièrement d'accord.   Ne dit-on pas  " l'esclave parle la langue du maître " ?

chdelloy@yahoo.fr 26/07/2012 14:55


Nous sommes d'accord sur le fond.  Je suis simplement plus sévère  que vous pour les anglicismes lorsqu'il viennent usurper la place d'un mot français existant et plus précis. Et
lorsque le mot français n'existe pas, plutôt que de le copier de l'anglais, il faut faire preuve d'imagination, comme pour "ordinateur"  qui évite le "computer". Hélas  " épinglette "
n'a pas eu un grand succès, ni  mercatique ....  à nous de les diffuser.  A nous d'employer " courriel "    ou  " Mél " -

Marc Beaufrère 28/07/2012 13:29



Vous avez raison, c'est aussi notre travail d'utiliser ces mots et de montrer l'exemple. C'est un travail de Sisyphe, en tout cas à notre époque car parler bien et surtout avec
précision, n'est pas forcément dans l'air du temps. Je suis également très sévère avec les anglicismes, ils m'agacent au plus haut point mais je fais la distinction entre les quelques uns
établis dans la langue française ("week-end" "CD" pour ne citer qu'eux), ceux qui s'établissent avant que l'on ait eu le temps de trouver un équivalent (mail), et ceux utilisés par snobisme (les
anglaiseries des enseignes, c'est le summum de l'insupportable pour moi). Tout cela est le versant linguistique, à mon avis (et j'en suis presque sûr), de notre soumission à un modèle qui n'est
pas le nôtre, le modèle américain.


On peut en général relier nos mauvaises habitudes à un élément fondateur, à un moment de sa vie où l'on a commencé à mal agir. Pour l'anglicisation, c'est la même chose : l'anglais était déjà un
peu à la mode fin XIXe / déb. XXe, deux guerres mondiales avec les Etats-Unis dans le camp des grands vainqueurs, la rétrogradation de la France à une puissance de seconde zone lors des incidents
du canal de Suez (la France remise à sa place par les EUA et l'URSS), la décolonisation, l'effondrement de l'URSS ensuite, tous ces éléments ont ancré dans notre psyché collective le fait qu'au
sommet, il y a les EU et leur langue. Un ordre s'est établi et tant que celui-ci n'est pas déconstruit, tant que l'on n'aura pas pris conscience de cet asservissement (vécu comme une adhésion
volontaire à un modèle positif car nous n'avons pas conscience de ce qui a fait notre adhésion forcée à ce modèle), rien ne changera.


La crise financière du début des années 2000, les attentats du 11 septembre, la nouvelle crise financière, tout cela esquisse un nouveau monde que l'on ne discerne pas encore tout à fait. Si les
arguments de mon carnet commencent à prendre, c'est aussi parce que le moment est propice. Le plus grand danger pour moi n'est pas de trouver des anglicismes dans notre langue, mais que l'anglais
devienne une langue en France, d'abord parlée par les élites, puis qui s'impose petit à petit vers la base de la société. Il serait temps de redevenir patriote, mot dévalorisé par les adversaires
(intérieurs et extérieurs) de la France, De Gaulle ayant bien gêné les intérêts du RU et des EUA. Tout cela a donné une mauvaise conscience aux Français, effrayés de défendre leurs valeurs et
leur langue. Les postes clés sont donc occupés par une élite mondialisée, occupée non pas par leur pays, mais par l'imitation des puissants, voir le scandale Richard Descoings à ce propos (aussi
bien sa vie que son oeuvre d'anglicisation d'ailleurs).


La défense du français s'inscrit donc pour moi dans un combat beaucoup plus large d'affirmation de soi, de défense contre l'impérialisme, de qualité de la langue (il faudrait traduire tout notre
environnement du monde informatique par exemple) et de construction d'une communauté francophone de qualité, du savoir et du partage.


Cordialement



CH d' ELLOY 24/07/2012 10:05


  "si vous préférEZ l'écrire à l'anglaise c'est votre droit.... "  Vous voyez, moi aussi je fais des fautes,  mais je me corrige  et je remercie ceux qui me le
signalent.   :-))

Marc Beaufrère 26/07/2012 14:29



Je ne vous l'avais pas encore signalé, mais vous pouvez cependant me remercier.



CH d' ELLOY 24/07/2012 10:00


 


Désolé que vous le preniez
si mal. Vous êtes très susceptible mais vous devez être jeune et un homme âgé comme moi peut vous apprendre des choses pour vous perfectionner.  Non  " voire même " est un pléonasme
puisque les deux mots signifient la même chose en l'occurrence.  Ruanda  s'écrit toujours Ruanda mais si vous préféré l'écrire à l'anglaise c'est votre droit, même si cela est
regrettable pour un défenseur de la langue française. Moi aussi, je fais des fautes mais je cherche à me corriger. Surtout des fautes d'orthographe .... 


Certains diront que la faute d’orthographe mène au crime. A ceux là, je réponds  comme
Confucius  que  « la vraie faute est celle qu’on ne corrige
pas ». Or, non seulement je suis conscient d’une orthographe lacunaire, mais je m’efforce  de me corriger. C’est d’ailleurs sans doute en
recherchant dans le dictionnaire l’exactitude de l’écriture d’un mot que j’en ai connu le sens exact et c’est ainsi que je me suis enrichi d’un vocabulaire de plus en plus
précis.


« La vérité de demain
se nourrit de l’erreur d’hier, et les contradictions à surmonter sont le terreau même de notre croissance » disait  Saint-Exupéry.   Bref,  c’est parce que je me suis rendu compte
de mes erreurs que j’ai voulu  écrire, remettre cent fois mon ouvrage sur l’établi,  
progresser,   afin qu’il me puisse être donné le plaisir et l’honneur de déclamer un jour pour nos chers auditeurs.


 


Oui,  je fais des erreurs d’orthographe alors que je suis amoureux de ma langue. Et
bien, quel soupirant peut prétendre n’avoir jamais été maladroit lorsque son cœur bat pour  une dulcinée ? On peut chanter juste sans connaître le
solfège. On peut avoir du style et commettre des impairs. Il y a tant de gens irréprochables, qui ne commettent aucune faute, mais tellement ennuyeux, dont les écrits sont si médiocres qu’ils
vous dégoûtent  de lire.  Il y a tous les traitres qui emploient des anglicismes à tire-larigot (voilà
une belle expression) et ceux qui torturent notre  langue avec des poncifs  pesants (durable, les heures
les plus sombres de notre Histoire..),  des néologismes disgracieux (mondialisation, incivilité, gens du voyage…) et des acronymes dissimulateurs
(pacs, SDF, ONG…), le tout dans un pathos indigeste.


Je commets des erreurs envers la langue française mais je lui suis fidèle et  je ne
connais qu’elle.  Je ne confonds pas « morbide »  avec « macabre », je n’emploie pas
« excessivement »  pour  «  extrêmement »  et je ne dis pas « j’ai vu un espèce de fou » mais « une espèce de fou »  je ne dis pas « supporter » pour
« soutien ». Je ne dis pas « un ministre en charge de l’agriculture… » mais « un ministre chargé de l’agriculture… ».


 


Mes erreurs ne sont pas des fautes et si cette plaidoirie ne vous a pas convaincus, sachez que c’est en déclaration d’amour qu’il
faut alors l’entendre. Une déclaration envers la langue française, que je ne cesserai chaque jour de mieux entreprendre. Je lui ferai la cour et même si, je la rudoie parfois, elle me donne en
retour bien des satisfactions qui me prouvent son pardon. Elle m’a fait aussi souffrir lorsque j’étais écolier.  Si je l’ai offensée, par manque de
connaissance, 


 


J’ai toujours cherché à me réconcilier. Oui, je fais des erreurs parce que je ne suis qu’un homme, qui plus est
passionné.  Si la passion  c’est la souffrance, c’est aussi la sincérité. 

Marc Beaufrère 26/07/2012 14:28



Vous dites que vous faites des fautes et que vous cherchez à vous corriger. Moi aussi, et certains de mes lecteurs m'en rapportent... mais avec plus de tact que vous, déjà, et sur des fautes qui
en valent le coup. Honnêtement, vous venez pinailler pour des fautes à la marge (plus personne n'écrit Ruanda et honnêtement, ça ne changera pas ma vie), quant au "voire même", je l'ai fait lire
à d'autres personnes et nous n'avons pas trouvé où était le problème jusqu'à ce que vous me l'expliquiez. Donc lorsque vous profitiez des fautes que vous remarquez pour me glisser "faites un
effort aussi pour bien écrire notre langue" pour ça, ne vous étonnez pas que je vous envoie dans les cordes.


Est-ce que vous aimeriez la suivante :


"je viens de lire votre commentaire écrit avec brio, cependant je note des fautes ("et bien" s'écrit "hé bien" ou "eh bien", etc...). Faites aussi un effort pour bien écrire le français. Pour
quelqu'un qui vient rectifier l'orthographe des autres, c'est dommage !"


Cela mis à part, j'ai beaucoup apprécié votre éloge de la langue française, qui se lit avec plaisir. Cependant, je ne suis pas autant attaché que vous à la norme, celle-ci évoluant parfois sans
notre consentement. Si la confusion entre le participe passé et l'infinitif me choque car cela dénote un manque d'analyse, si je suis d'accord qu'il ne faudrait pas dire l'anglicisme supporter
(v) pour soutenir (contresens), il y a cependant certains mots qui rentrent malgré tout notre bon vouloir dans le langage courant. Je trouve donc quasiment inutile ou infaisable de corriger tous
les français de leurs anglicismes, même si c'est louable, car certaines personnes ne sont pas des militants de la langue française, mais je trouve plus utile d'analyser le cadre politique,
sociétal et le biais qui permet aux anglicismes d'arriver jusque dans notre langue de tous les jours afin que cela ne se reproduise pas à l'avenir. A mon sens, il serait donc utile de traduire
les titres des films, obliger à l'adoption d'enseignes en langue française (plus de Carrefour Market, plus de Simply Attac, de Cash Converter, de KFC...), d'obliger à la traduction des documents
de travail utilisés en France en français, d'interdire les devises en anglais (Motion & Emotion...) sur les supports (radio, télé...) qui s'adressent aux français ; car ce n'est pas de la
liberté d'expression, on peut dire ce que l'on veut, mais il faut le dire dans la langue du pays (le français est seule langue officielle) et des citoyens, sinon c'est une sorte de colonialisme
et / ou d'élitisme de la part de ceux qui maitrisent l'anglais et qui obligent à l'apprendre pour les comprendre. Je me bats contre l'anglais ou les anglicismes utilisés pour parler à des
Français en France. Il faudrait également obliger à la traduction des logiciels informatiques, etc... mais il existe déjà des commissions qui font du travail pour proposer des équivalents avant
que les mots étrangers ne pénètrent en France.



d'ELLOY 21/07/2012 16:39


 Bravo et merci de cette initiative.


Cependant, faites un effort aussi pour bien écrire notre langue :  ex  écrire  RUANDA  et non à l'anglaise  Rwenda !   Dire   voire  .... 
et non  " voire même " ....   etc ...


 


 Amicalement


 


 C.H.  d' ELLOY

Marc Beaufrère 22/07/2012 19:09



Vous y allez fort : "faites un effort pour bien écrire votre langue". Rwanda ne s'écrit plus Ruanda en français depuis 1962, il faut mettre à jour votre dictionnaire. Quant à "voire même", à
moins que vous ne communiquiez que par écrit depuis votre naissance, c'est une locution tout à fait acceptable. Je trouve votre commentaire très désobligeant. Qui ne fait rien ne fait aucune
erreur, je me risque à écrire de longs articles dans lesquels je partage mes réflexions pour faire avancer une cause que j'estime, je ne dis pas que je ne fais pas d'erreur ou de faute, mais vous
ne prenez aucun gant pour jeter votre mépris à ma figure malgré vos politesses de forme. Quant à votre "etc...", si le reste de vos critiques est du même acabit, je vous prie de vous les garder.