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  • : Le site qui fait le point sur la situation de la francophonie
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  • : Ce site a plusieurs vocations : - faire le point sur la situation du français - donner des informations et des réflexions sur le français - partager des découvertes francophones d'à travers le monde
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:08

 

Anticiper l'avenir de la francophonie

 

J'ai proposé ici un modèle d'appréhension de l'expansion des langues. De ces observations, il faudrait donc tirer des leçons pour l'avenir.

 

Notamment : tout ce qui facilite la communication rapproche les gens, facilite l'émergence d'une norme. Le commerce est l'échange entre personnes, c'est donc le grand vecteur de l'harmonisation linguistique. La culture joue également ce rôle mais de façon plus verticale. Si demain on décidait que tout le commerce mondial transiterait par un seul endroit avant d'en repartir, un village de pêcheur dans lequel on construirait un port et un aéroport par exemple, alors c'est la norme linguistique de cet endroit qui tendrait à s'imposer de plus en plus car ce serait l'endroit qui serait le plus proche et le plus en contact avec les autres endroits de la planète. C'est un exemple totalement théorique, mais il explique l'influence régionale et l'expansion démographique de villes comme Carthage (Antiquité), Byzance / Constantinople / Istanbul, Londres, New-York, Dubaï (1 200 habitants en 1822, 10 000 en 1900, plus de deux millions aujourd'hui).

Si l'on veut promouvoir notre langue, on a donc tout intérêt à faciliter la communication et les échanges entre les différents pays de notre ensemble linguistique, plutôt que d'essayer de s'accrocher à l'ensemble anglo-américain (zone de libre-échange qui va rendre les Français et leur langue minoritaires dans leur propre pays). La réduction des distances avec les Etats-Unis est une bonne chose, mais il faut aussi d'urgence décider de bâtir un espace francophone cohérent, faciliter la communication, la prise de décision commune, l'harmonisation commerciale, scientifique... Ce n'est pas une question d'argent mais de volonté. Pour cela, il faut une vision des enjeux. Il faut donc mutualiser des moyens, regrouper des centres de décision, etc...

En creux, on peut voir aussi qu'à ce jeu, les Etats-Unis sont à la pointe pour l'instant : large équipement de leur population en moyens de télécommunication de pointe (ou accès), industrie culturelle très développée (cinéma, livres, séries télévisées) (des contenus), cela a permis un fort sentiment d'appartenance de leur population.

On pourrait prolonger la réflexion à d'autres ensembles linguistiques d'ailleurs : en effet, les gens se retrouvent interconnectés également au sein d'ensembles linguistiques différents, par exemple des Français regardent des séries américaines, des Turcs vivent en Allemagne, des Portugais en France, les moyens de communications permettent à tout ce monde de rester connecté avec leurs proches, on peut donc imaginer également, dans l'état actuel des choses, que toutes les langues de cet ensemble euro-américain vont se fondre dans un ensemble protéiforme. Peut-être un anglais abâtardi qui servirait de langue commune (le globish) ? On constate déjà l'arrivée massive de mots anglais en français et dans d'autres langues européennes, peut-être verra-t-on ainsi une sorte d'harmonisation. J'en doute cependant, ou alors il faudrait des centaines d'années sans qu'aucun facteur ne change.

 

Déjà, les promesses de la traduction automatique des langues risquent à nouveau de changer la donne. Les traductions faites par informatique sont dores et déjà de bonne qualité et, si elles ne sont pas tout à fait fidèles ou dans un registre impeccable, on comprend totalement un texte. J'ai déjà regardé des pages de mon blogue qui avaient été consultées en anglais, la qualité est surprenante. Elles ont aussi été traduites en russe, en espagnol et je ne sais quelle autre langue, on peut imaginer que la qualité est similaire, donc bonne. Cela réduit la nécessité d'apprendre une langue, de s'y exposer.

L'avenir sera peut-être dans la traduction automatique de nos paroles en paroles d'une autre langue, ce qui abaisserait considérablement le besoin d'apprendre d'autres langues.

Peut-être même la notion de langue deviendra-t-elle imparfaite et arrivera-t-on à quelque chose de plus profond ou précis : émotions, concepts ? Je me mets à rêver tout haut. Cela résoudrait toutes ces bagarres pour imposer sa norme ou la défendre.

 

Resserrer l'espace francophone

 

Mais revenons à notre époque ! Les moyens de communication nous donnent la possibilité de communiquer avec tout le monde mais ce n'est pas pour autant qu'on le fera. C'est plutôt la nécessité qui nous y pousse : commerce, échange, découverte.

Pour la francophonie, si l'on veut utiliser ce formidable atout et le faire fructifier, il s'agirait de favoriser l'échange entre les différents points de l'espace francophone. Pour cela, par exemple :

  • pour un même produit, service, choisir davantage un pays de cet ensemble en mettant en place des partenariats durables (c'est de plus en plus rentable sur le long terme).

  • Développer les échanges universitaires entre les villes de cet espace francophone (échange de chercheurs, ERASMUS francophone (dont on parle de plus en plus), création d'universités de pointe qui mutualisent les moyens de plusieurs pays...)

  • favoriser la scolarisation, l'utilisation des moyens de communication et des contenus francophones. Voir à cet effet cette initiative : http://fr.wikipedia.org/wiki/Afrip%C3%A9dia

  • favoriser le développement de produits (matériels, culturels) pour cet ensemble, au lieu de ne penser qu'en termes de marché européen ou américain.

  • Travailler sur l'harmonisation des normes, du droit, des institutions. Mettre en commun ce qui peut l'être.

 

Si l'on mutualise toujours nos moyens avec les Etats-Unis, ce sera toujours au profit de l'anglais, car ils sont plus nombreux et puissants économiquement que la seule France. Si l'on mutualise nos moyens avec les autres pays de l'espace francophone, cela développera le poids de la sphère francophone.


Passer à l'anglais pour les pays africains ?

 

A ceux qui se demandent s'il ne serait pas préférable que dans les pays africains tout le monde passe à l'anglais pour devenir plus riche plus vite, je pense que non, ou disons... pas comme ça. La quantité d'efforts pour passer un pays de l'apprentissage général du français à l'anglais nécessite un effort tel, ou une violence telle, que si cette énergie était utilisée pour s'enrichir, cela irait plus vite de s'enrichir d'abord et éventuellement après d'apprendre l'anglais s'il y en a encore besoin. Il me semble qu'au Rwanda, s'ils avaient su, ils aurait bien voulu faire l'économie d'une guerre. Mieux vaut aller de l'avant que sur le côté, pour ne pas perdre de temps. Je pense donc que les Africains de la sphère francophone ont tout intérêt à miser sur le français, et éventuellement à apprendre l'anglais en plus pour le peu de personnes qui en auront réellement besoin (travail à l'export avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni). Ces pays verront en effet immanquablement l'arrivée d'une norme linguistique et c'est un formidable atout pour eux qu'un espace continu qui va de la RDC au Maroc (voire même jusqu'à Bruxelles si on prend le bateau!), à peu près aussi grand que l'Europe, qu'un espace comme cela partage une même langue. Quand on voit les coût de traduction en Europe, on se dit qu'en Afrique francophone, ils seront tranquilles à ce niveau-là.

 

Construire un espace francophone

 

Pour faire un peu d'anticipation, je pense que quand l'utilisation du français se sera généralisée en Afrique francophone, le besoin de l'anglais sera bien moindre pour des raisons que l'on ne discerne pas encore bien. Par exemple, peut-être à cause des progrès de la traduction automatique, peut-être aussi parce que ce sera une autre langue internationale qui comptera ou peut-être aucune (ou plusieurs) qui ne sera davantage nécessaire qu'une autre, si bien que les Africains de la sphère francophone se réveilleront avec un trésor, une langue commune, dans un espace sans commune mesure ailleurs (peut-être l'espace hispanophone ?).

Comme on a construit l'Europe, je pense que notre intérêt, à nous les Français, est de construire la Francophonie : mettre en réseau les universités, favoriser les échanges, le commerce... A l'heure où l'on a essayé de construire une zone de libre-échange avec les Etats-Unis et que ça bute aux niveaux culturels et linguistiques, la proximité linguistique permettrait l'émergence d'un tel projet pour la francophonie plus facilement, même si cela ne se fera pas en un jour, il faut prendre le temps de faire émerger les changements. Mais la chance que l'on a, c'est que contrairement à l'espace anglophone qui est un en discontinuité géographique (Australie, Etats-Unis-Canada, Royaume-Uni), idem pour l'ensemble hispanophone (Espagne / Amérique du Sud) ou lusophone (Portugal / Brésil) l'espace géographique francophone est quasiment continu : Belgique, France, Suisse, puis Maroc, Algérie, Tunisie, jusqu'à la RDC, voire même Madagascar. L'Espagne et l'Italie, de par le nombre de personnes maîtrisant le français (même si l'anglais est plus appris à l'école, les liens avec la France sont plus forts) permettent même de n'utiliser qu'une seule langue sur un espace continu.

Ces observations devraient ouvrir de très larges perspectives, et on ne peut que déplorer avec Jacques Attali, MM. Asselineau et Chevènement, ou d'autres, que l'on ne marche pas sur nos deux jambes : la jambe européenne, et la jambe francophone. Il y a certes des choses qui sont faites et la construction de cet espace suit son chemin tout seul, de par les parcours individuels (création d'entreprise, migrations, TV5 monde, initiatives de l'OIF...) mais on a un trésor que l'on pourrait faire fructifier avec très peu d'efforts et le débat peine encore à arriver sur la place publique. Pour parler de façon moderne, c'est pourtant un formidable « levier de croissance » qui est à disposition, et que nous n'utilisons presque pas !

Après avoir donné naissance à la déclaration des droits de l'homme, à la création de l'Europe (avec l'Allemagne) qui a surmonté et dépassé l'histoire ensanglantée de notre continent, la France a ici l'occasion d'être à nouveau avant-gardiste en matière de paix et de progrès en montrant comment dépasser l'histoire coloniale pour construire un espace de connaissance, de richesse et de solidarité. A moins que les pays africains nous montrent la voie, eux qui ont été à l'initiative de la création des institutions francophones !

 

Début de l'article (1)

Partie (2)
Partie (3) (partie précédente) 

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Published by Marc Beaufrère - dans études socio-linguistiques
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commentaires

Michel 07/03/2015 19:35


L Afrique francophone progresse


 


http://www.afriquefrancophone.net


 


 

Marc Beaufrère 20/03/2015 21:27



Bonjour,


merci pour l'adresse de votre site que j'ai réussi à ouvrir en cache mais qui reste sinon inaccessible. Peut-être est-ce un tout nouveau site ?


Sinon, je suis passé sur un nouveau blogue : www.lavoixfrancophone.org/ qui dispose également d'un forum. Ce site nous permet d'être plusieurs rédacteurs, n'hésitez pas à nous y rejoindre !



Traducteurs 26/03/2014 12:29


Être bilingue ne suffit pas pour devenir un traducteur. Au-delà de la capacité linguistique, il faut disposer d'un bagage culturel et une capacité intellectuelle et stratégique. Il est important
que les entreprises comprennent l'importance de la traduction dans ce sens.

GEO 28/12/2013 14:36


Bien sûr, que les anglophones de naissance ne vont pas s'intéresser à nos singeries. Je ne m’apitoie pas non plus sur le sort de
l’anglais. Mais, je ne crois pas que l’anglais sorte indemne de son extension mondiale, surtout quand on se rend compte de la qualité du vocabulaire utilisée par les adolescents, et ça ne se
limite pas à la seule langue anglaise. Il est souvent pénible de constater en Français, en Anglais, en Espagnol et sans doute dans les autres langues, la pauvreté du vocabulaire employé. Toutes
les langues finalement vont dans le mur. Le problème n’est pas l’impérialisme branché des Etats-Unis, mais bien le déclin de la lecture et des filières littéraires et des sciences humaines.
L’amour des mots et d’un bon vieux livre sont considérés comme ringards. Je pense que la résistance et l’attachement à sa langue maternelle passe naturellement par la lecture et la littérature.
Non seulement, on tente de nous expliquer qu’une langue est simplement un outil de communication, mais en plus on fait tout pour que les gens ne lisent plus. Il suffit d’aller à la Librairie du
coin pour s’en rendre compte ou bien dans les FNAC où les gens s’agglutinent dans la section jeux vidéo. Je n’ai rien contre les jeux vidéo, mais je pense qu’un ado devrait passer moins de temps
sur internet et plus de temps à lire.


Côté scientifique, rien à faire, puisque l’argument souvent avancé est le suivant : si je ne publie pas en anglais personne ne va me
lire. On pourrait très bien rétorquer oui mais on pourrait avoir des revues scientifiques bilingues ou plurilingues. Là, la réponse devient encore plus intéressante puisque on vous soutiendra que
ce n’est pas possible, que la Francophonie couterait trop chère ou bien que finalement la traduction est trop onéreuse. Bien sûr une bonne traduction est onéreuse lorsque l’on paye pour un
service privé. Mais, les universités pourraient très bien mettre en place un service public de traduction.


 


Les européens veulent l’anglais, soit, alors laissons-les avec l’anglais, mais la science, la science d’avenir, celle qui fera foi dans le
monde restera centrée aux Etats-Unis. Les scientifiques de renom du monde entier préfèrent travailler directement là-bas. Les autres se battront pour publier dans une poignée de revues dites
internationales.  Les autres revues passeront en anglais c’est déjà le cas, mais ne seront pas bien référencées. Si demain toutes les revues étaient écrites en anglais, elles devraient subir
une compétition qui finirait par en faire disparaître plus d’une. Les revues scientifiques en soi disparaîtraient dans nos universités européennes et laisseraient place à des revues de
vulgarisation ou professionnels pour un auditoire national ou francophone dans notre cas. L’anglicisation des universités risquent de mettre à la marge les revues scientifiques nationales même
publiées en anglais, c’est déjà le cas.  

Torsade de Pointes 12/12/2013 19:48


GEO :


 


« Pour ce qui est de l'Afrique, le français n'est
que rarement ou partiellement langue maternelle, c'est ce qui forme sa faiblesse évidente.»


 


Il semblerait que le français devienne de plus en plus
largement langue maternelle exclusive dans certains pays. J’ai lu des articles à ce sujet, mais je n’en ai pas gardé les références. Je me souviens aussi avoir entendu sur RFI il y a quelques
années une enseignante du secondaire à Maputo, au Mozambique, dire que la quasi-totalité de ses élèves était de langue maternelle portugaise. Mais là aussi, je n’ai plus les références, il faudra
me croire sur parole.


 


« L'anglais risque à son tout d'être confronté à une
simplification de son vocabulaire pour des besoins internationaux. Les langues qui resteront des langues élitistes, littéraires comme tous les idiomes romans pourront se tirer
d'affaire.»


 



Il n’est absolument pas question d’appauvrissement du vocabulaire anglais. Le baragouin des non anglophones qui s’essaient pitoyablement à l’anglais n’a strictement aucune influence sur l’anglais
des anglophones natifs. Ces derniers n’écoutent pas et ne lisent pas nos singeries. Mettez-vous à leur place! La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. Pour un peu, à vous lire, il
faudrait plaindre les anglophones! L’anglais restera une langue littéraire et élitiste, comme auparavant. En réalité, les seuls à pâtir de la domination de l’anglais sont les autres langues
occidentales, qui, elles, s’appauvrissent, s’abâtardissent, et voient leur statut et leur logosphère se rétrécir sans cesse.

GEO 06/12/2013 11:59


Comme je ne peux pas répondre sur l'autre forum, je le ferai ici. Il est bien évident que le simple fait de parler une langue n'oblige pas entre les deux partis une solidarité sans bornes. Avec
la mondialisation, le commerce peut se faire de partout, il semble qu'il n'y ait plus de frontières, du moins avec internet. Seulement, qui dit fin des frontières et commerce mondiale, pressupose
une concurrence très rude, puisque des acteurs venus de la planète entière vont vouloir s'arracher un marché. Si auparavent sur un marché donnée il n'y avait que deux entreprises qui se faisaient
concurrence, aujourd'hui on pourrait en compter des centaines voir des milliers. Bien sûr tout dépend des secteurs. Cependant, cette mondialisation cache à mon sens des solidarités de fait et à
venir. Nous savons que les pays anglophones de langue maternelle, je prècise sont très solidaires entre eux et souvent ne marche d'un même pas, ils parlent la même langue et comme Michel le
solignait provienne du même peuple, de la même racine. Cette solidarité qui fait leur puissance ne saurait être remise en cause, car il va de leur puissance économique et culturelle. Mais si nous
analyons d'un peu plus prêt il en est de même avec les pays Latinos, qui parlent l'Espagnol comme langue maternelle. Ces derniers, partageant, une même langue, une culture similaire et une
proximité territorial évidente, créant un bloc relativement homogène est aussi entrain de s'unir progressivement. A ce dernier bloc s'ajoute le Brésil qui finalement cutlurellement est assez
proche et linguisitiquement aussi. Donc le bloc hispanophone bien que encore en transition économique est bien là. Pour ce qui est de la lusophonie, il en est de même. 


Pour ce qui est de l'Afrique, le Français n'est que rearement ou partiellement langue maternelle, c'est ce qui forme sa faiblesse évidente, on pourrait aussi l'admettre pur l'anglais en Afrique
et en Inde. Le Français par exemple ne pourrait jamais déplacé des langues comme le WOLOF ou l'anglais l'Hindi. Finalement l'Anglais comme le Français qui sont des langues diffusées dans le monde
entier repose sur des bases assez fragiles, car à tout moment on pourrait remettre en question leur domination. 


D'ailleurs, le Français conserve son rang de langue d'élites, c'est ce qui le sauvera. Car on vient bien que l'anglais dans les universités, même s'il est très présent devra jouer avec le
Français dans l'avenir, ce n'est pas possible autrement. L'anglais risque à son tout d'être confronté à une simplification de son vocabulaire pour des besoins internationaux. Les langues qui
resteront des langues élitistes, littéraires comme tous les idiomes romans pourront se tirer d'affaire. La menace de l'anglais existe bet et bien mais jusqu'à quel point finalement. 


Le monde de demain est d'aujourd'hui semble se diriger vers des grands blocs plus ou moins homogènes. Il est évident que des langues comme l'Espagnol, le Portugais, le Français, l'Anglais bien
sûr, l'Hindi, le Chinois, le Malais, l'Arable, l'Allemand, le Japonais pour ne citer que celles-ci seront evidemment très importantes. Les solidarités culturelles et linguisitiques seront bel et
bien prèsentes combinées à des solidarités de proximités comme l'Europe par exemple


Le changement de langues, comment y croire, le coût est exorbitant, et cela reviendrait à ruiner l'économie d'un pays. Voyez le Rwanda qui après le génocide à adopter l'anglais, de toute façon
pas grand monde parlait le français, une fois laché par les Français, les Anglais et les Américains, ce pays retombe dans des difficultés sans nom. Ce pays est l'exemple type de confrontations
géopolitiques.