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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:21

A tous ceux qui avaient laissé un commentaire sans qu'il soit publié, je tiens à m'excuser, je n'avais pas remarqué que ceux-ci attendaient ma validation parce que j'avais coché par défaut l'option "modérer les commentaires"... Moi qui attendais des retours... ! J'ai donc désactivé l'option et je vais répondre aux commentaires (s'il y a besoin) à chaque fois que j'aurais un peu de temps.

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commentaires

tchatche 09/06/2011 22:45



Super blog, bravo !



Krokodilo 13/02/2011 13:08



Effectivement, on baigne dans les magasins Carrefour City, open spaces, coaching en tous genres et autres anglicismes envahissants. Un peu ça va, mais trop c’est trop, et même ridicule.
On est sur la même ligne quant à l'école : en gros j'avais proposé comme réforme un choix au CM1 ou CM2 (âge largement suffisant, contrairement à la propagande de l'anglais précoce) entre
plusieurs options, anglais, langue régionale, Evlang, ou espéranto, puis au secondaire un vrai libre choix de deux langues étrangères ; détails dans la deuxième partie de cet article.
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/elco-un-programme-linguistique-78112
Certaines voix du milieu pédagogique commencent à dire que cette réforme « des » langues au primaire est un ratage total, à la fois conceptuel et pratique, mais encore timidement. Ce qu’on ne dit
pas clairement, c’est que le cœur de la question n’est pas pédagogique mais politique, la place de l’anglais dans l’UE.

Combien de temps pour un niveau raisonnable ? On ne peut répondre à cette question, puisque c’est variable quelle que soit la langue étrangère. Cela dépend toujours de la motivation, du temps
qu’on y consacre, de la méthode (chez soi ou en immersion), des capacités personnelles, et de ce que l’on considère comme un niveau raisonnable. Par contre, on estime couramment que la vitesse
d’apprentissage est environ dix fois plus rapide. C’est bien sûr une estimation, mais qui ne vient pas seulement des espérantistes : à l’époque où il avait failli être soutenu officiellement par
la SDN, ancêtre de l’ONU, un rapport très détaillé avait confirmé sa bien plus grande facilité en raison de sa structure (absence d’exceptions, dérivation et phonétique régulières).
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-sdn-la-france-et-l-esperanto-84262
Pour la prononciation, il faut d’abord exclure les différences qui proviennent d’un apprentissage insuffisant ou en cours, comme cela existe pour l’anglais ou le français langue étrangère : on
les comprend mais on entend clairement les erreurs. Entre deux personnes de même niveau mais de pays différents, les différences sont moindres qu’entre des accents régionaux : j’ai déjà entendu
des Irlandais ou des Ecossais, qui me parlaient à vitesse normale... je n’ai rien compris, en partie à cause de mon niveau, mais pas seulement. En France même, si on tombe sur un vieux qui parle
avec un accent régional très marqué, si on n’y a jamais séjourné, on ne le comprendra pas facilement.
L’espéranto a quand même une référence pour chaque phonème : par exemple, le Ĥ est similaire à la jota espagnole, au X russe, au Khi grec et au Kha arabe, et le R est roulé (ce qui est logique
car le « r » français est rare dans les langues), de plus l’accent tonique est fixe et régulier ; s’il y a au final de petites différences, l’essentiel reste stable. J’ai déjà entendu des
émissions radios en Eo d’Italie, de Pologne et d’Amérique du sud, le facteur limitant est mon niveau, pas la prononciation. Bien sûr, certains des lecteurs articulaient mieux que d’autres ou
prononçaient mieux, mais ça ne me semble pas un point essentiel ni gênant. Par contre, c’est effectivement une question fréquente. Il ne faut pas oublier de comparer avec la prononciation
d’anglais de Chinois (ou autres)  qui en ont fait des années...




Marc Bf 17/02/2011 16:39



Merci pour votre longue réponse ; je n'ai pas grand chose à rajouter, j'adhère à beaucoup des choses que vous dîtes, c'est souvent du bon sens pour peu que l'on prenne la peine d'étudier les
problèmes un minimum sérieusement. Le problème, c'est que l'on naît dans un environnement anglophone et que l'on s'imagine que "c'est comme ça". Il faut constamment expliquer qu'il s'agit avant
tout de changer les facteurs qui font que l'on a l'impression de vivre dans un monde anglophone (publicité, affichage, éducation...) et que cela paraît naturel, et qu'il ne s'agit pas de faire la
police sur la façon dont parle tout un chacun. Que cela se place plus à un niveau politique qu'individuel. Cordialement



Krokodilo 03/02/2011 21:05



Je suis heureux de vous voir dans de telles dispositions, ce n'est pas toujours le cas dans la francophonie ! Effectivement, la faible utilisation de l'espéranto dans le commerce (ou les ONG) est
un de ses handicaps. A ce sujet justement, vous lirez peut-être avec intérêt mon dernier papier sur l'Eo en Chine et un plus ancien dont le lien est aussi dans l'article. Salutations francophones.



Marc Bf 13/02/2011 10:48



Ce qui pourrait être intéressant, c'est effectivement d'avoir une petite formation à l'Espéranto dans les systèmes scolaires en Europe et que dans toutes les situations de litige, de conflit
linguistique, on puisse intervenir pour demander la traduction ou l'expression en Espéranto. Par exemple, une marque qui commercialise ses produits un peu partout pourrait être amenée à le faire
en espéranto plutôt que de promouvoir l'anglais, soit par son bon vouloir soit parce qu'un tribunal aurait été saisi. Je nage en pleine utopie mais ça fait quand même plaisir d'imaginer cela.
Cela a le don de me braquer lorsque je vois qu'environ (j'ai compté rapidement) une pub sur deux à la télé le soir a un slogan en anglais ou en langue étrangère. Même Peugeot, marque française,
je n'ai remarqué qu'hier : motion & emotion. Ce serait une sacré marque de bonne volonté que dans toutes les situations conflictuelles, qui peuvent braquer les susceptibilités comme la
mienne, on veuille bien utiliser l'espéranto. J'ai lu les articles, et cela m'a frappé et en même temps c'est de là que cela m'étonne le moins, c'est que ce soit une marque de bio qui utilise de
l'espéranto ; le développement durable n'est  à la base (sauf quand c'est récupéré, mais c'est comme tout) pas une démarche commerciale, il y a une volonté de rendre le monde meilleur et je
trouve que c'est une prolongation naturelle de cette démarche que d'utiliser l'espéranto. Il ne faut pas être dupe, personne n'arrivera à imposer sa langue durablement sans froisser les
identités, et l'espéranto, au moins au niveau européen, le peut. Si c'est difficilement faisable, en tout cas c'est la seule solution donc je serais d'avis que l'on s'y engage.


Question subsidiaire : combien de temps met-on pour apprendre l'espéranto de façon raisonnable pour un français, et n'y a-t-il pas un problème d'harmonisation au niveau de la prononciation
(j'imagine la différence entre la pronociation anglaise et allemande par exemple) ; laquelle serait souhaitable ?


Cordialement.



krokodilo 01/02/2011 21:10



Bon article, mais un chapitre sur la facilité relative des langues n'est pas complet s'il ne parle pas de l'espéranto et de ses cractéristiques linguistiques, dont la régularité phonétique, la
correspondance phonèmes-graphèmes.



Marc Bf 02/02/2011 10:01



Bonjour,


oui, l'espéranto aurait mérité que je m'y arrête, mais je ne me suis jamais assez intéressé au sujet pour en parler avec suffisament de crédibilité. Outre sa facilité réputée (je ne connais pas
cette langue), j'aime beaucoup l'idée qu'elle ne soit la langue de personne en particulier, ce qui en fait une langue politiquement assez neutre ; dans le cadre européen, elle me paraît tout
indiquée. Comment l'utiliser, c'est une autre question ; il faudrait définir les buts que l'on assigne à cette langue (utilisation orale ? écrite ? Dans les sciences ? ...). Il me semble qu'il
existe des écueils à son apprentissage : celle-ci n'est pas une langue vivante (pourrait-elle le devenir?) et on ne peut pas faire de séjour linguistique dans une famille ou un pays de langue
maternelle espéranto, ce qui en fait une langue uniquement accessible par l'apprentissage "scolaire". C'est à la fois sa force (tout le monde en Europe a les mêmes facilités pour
l'apprendre) et sa faiblesse. J'avais lu avec attention un article sur la question de l'espéranto sur votre blog. Utiliser un mot espérantiste (senporforto) pour qualifier un projet me remplit de
joie : des gens se sont mis d'accord pour ne pas utiliser "leur" langue pour nommer un projet commun. Quelle belle note d'espoir, pour un continent sujet à tant de rivalités. En lisant cela, je
me suis dit que des entreprises seraient bien inspirées d'utiliser l'espéranto pour le nom de leurs marques, de leurs voitures, de leurs slogans, avec un sous-titrage dans la langue des pays.
Cela marquerait un vrai respect de chaque peuple, un peu comme s'ils disaient "nous ne voulons pas mettre en avant une culture au détriment d'une autre" ; si hier le français était la langue
dominante de l'Europe et aujourd'hui l'anglais, cela ne peut se faire qu'avec un sentiment de frustration (pas toujours mais souvent) pour les autres langues.


Référence pour les autres lecteurs


http://krokodilo.over-blog.com/article-la-france-contre-l-esperanto-64372193.html