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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:58

Voici un article qui suscitera la curiosité de ceux qui s'intéressent à la situation linguistique en Haïti, puisqu'il traite de la cohabitaion du français et du créole et se pose en droit de réponse à un article qui demandait à ce que le français soit traité comme une langue étrangère "comme les autres". Cet article permet de voir à des gens "de l'extérieur" comment la situation du français et du créole est vécue en Haïti et comment les termes du débat se posent. Bonne lecture !

 

Voir l'article de Mr Robert BERROUET-ORRIOL, linguiste-terminologue.

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Published by Marc Beaufrère
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commentaires

Anthony Lapeyre 20/10/2011 20:21



Il y a peu de pays dans le monde où les deux officielles sont aussi proches que le Créole et le Français, en cela la situation en Haïti diffère de celle des pays africains. Elle n'est au fond
comprabale qu'avec celle de l'ile Maurice ou des Seychelles. le système scolaire étant essentiellement privé (à 80%) et la présence du ministère de tutelle faible. Tout fonctionne sans contrôle,
néanmoins, on observe dans la pratique deux situations :


- l'enfant est créolophone, il entre à l'école publique à 6 ans, l'école est en créole et l'apprentissage du Français se fait plus comme celui d'une langue étrangère dés sa première année. 


-l'enfant parle français à 6 ans, soit parce que c'est sa langue maternelle, soit parce qu'il l'a appris au jardin d'enfant. Il entre alors dans une école privée dont la langue d'enseignement est
le Français, mais où le créole est introduit dès que les mécanismes de la lecture en Français sont intériorisés, pour éviter tout mélange entre les deux langues qui sont fort proches.


Là où l'exemple africain peut être utile, c'est dans l'enseignement des mathématiques. Les enfants dont la langue maternelle est le créole à qui l'on enseigne la matière en Français sont souvent
moins bon que ceux qui reçoivent des cours de math en créole.


Mais le sujet est vaste, je n'ai malheureusement pas l'impression que les politiques haïtiens aient conscience de toute la subtilité de la problématique linguistique ici. Je me trouve souvent
bien loin des avis émis par les linguistes haïtiens qui émettent des avis pour le tout créole s'ils vivent aux Etats Unis ou pour un bilnguisme éclairé s'ils résident au Canada ou en France.



Marc Beaufrère 21/10/2011 19:05



Vous vivez en Haïti ? Quel serait le meilleur système à votre avis ? Et pour obtenir quoi ? En ce qui me concerne, je pense que le français est un atout qu'il faut garder (elle fait partie des
langues les plus apprises dans le monde, et il existe beaucoup de choses en français), avec enseignement du créole et ouverture vers l'anglais ou l'espagnol en langue étrangère (vu que ce sont
les deux grands poles linguistiques d'Amérique). Ainsi Haïti aurait des citoyens qui pourraient communiquer avec (grosso modo) l'ensemble du monde.



Anthony Lapeyre 18/10/2011 19:30



Bonjour,


Ce qu' il faut voir, c' est que l' état et même les linguistes n'ont aucune prise sur la situation linguistique en Haïti.


Si l'on ne faisait pas de la politique avec les langues en Haïti. Il y a bien longtemps que l' on évoluerait vers un système à la Mauritienne. Créole : langue nationale, Français : langue de
culture et administrative, Anglais : langue de contact régionale et du commerce. C'est vers cela que le pays tend naturellement alors le reste... ce ne sont que des paroles.



Marc Beaufrère 20/10/2011 14:41



Vous rejoignez la position de nombreux linguistes, et ce que promeut à présent l'OIF, à savoir, lorsqu'il existe une langue d'enseignement autre que la langue maternelle des élèves, il s'agit de
promouvoir une scolarisation en langue maternelle, et introduire progressivement à l'autre langue officielle, car on a remarqué que cela favorisait une meilleure scolarisation que de faire tout
en langue officielle. C'est ce vers quoi on s'achemine dans de nombreux pays qui ont des langues officielles différentes de celles des élèves mis à part quelques pays qui ont une implantation
plus importante du français (ou de l'anglais ou de l'espagnol), comme en Côte d'Ivoire, au Gabon. En RDC, par contre, les deux premières années de scolarisation sont dans l'une des 4 grandes
langues, puis la troisième année, on introduit le français.